Publié le mercredi 4 mars 2009

C'est le blitz final pour demeurer Hockeyville au Québec

04 03 2009

( enBeauce.com ) - La course menant au titre de Kraft Hockeyville 2009 se terminera ce soir et l’on espère que ce titre demeure au Québec. Le comité de candidature de Thetford Mines a donc lancé un dernier appel aux Québecois de voter souvent pour Thetford Mines.

Pour ce dernier sprint, le clan thetfordois sera de conserver le titre de Kraft Hockeyville au Québec assurant ainsi la relève de Roberval, ville lauréate en 2008. La centrale de votation du Cégep sera encore service toute la journée pour accueillir les bénévoles désirant voter pour Thetford Mines par téléphone, Internet ou messagerie texte. Soyez assurés que les équipements sont disponibles pour accueillir tous et chacun.

Le vote par téléphone et par messagerie texte se termine comme prévu à 23 heures 59 mercredi soir. Cependant, le vote par Internet se prolongera jusqu’à 1 heure 30 dans la nuit de jeudi pour pallier la perte équivalente en durée lors du lancement de la période de vote par Internet samedi dernier.

Les autres communautés en nomination sont Terrace en Colombie-Britannique, Harbour Grace de Terre-Neuve, Woolwich Township en Ontario et Humboldt en Saskatchewan.

Le titre Hockeyville 2009

Ce concours initié par Kraft a pour but de désigner la communauté de hockey par excellence au Canada. L’enjeu est grand. La ville canadienne qui méritera le titre de Kraft Hockeyville aura le privilège de présenter un match pré-saison de la LNH. Elle recevra également une somme de 100 000 $ qu’elle pourra investir en améliorations au niveau son aréna.

L'équipe de CBC s’est rendue à Thetford Mines la semaine dernière pour y réaliser des tournages qui lors de l'émission Hockey Night in Canada de samedi prochain. L'ex-porte-couleur des Kings de Los Angeles, Luc Robitaille.

Pour voter par Internet, veuillez le faire à l’adresse suivante : http://www.cbc.ca/sports/hockey/hockeyville ou http://www.gohockeyville.com.

( Par: Jean-François Fecteau )




La récession a poussé le tiers des Canadiens à changer leur mode de vie

04 03 2009

( La Presse Canadienne ) - OTTAWA — Environ le tiers des Canadiens apportent des changements significatifs à leur mode de vie en raison du ralentissement de l'économie, laisse entendre un sondage dont les résultats ont été rendus publics mercredi.

L'enquête d'opinion menée par La Presse Canadienne et Harris/Décima permet de constater que 35 pour cent des Canadiens ont procédé à des changements "significatifs" ou "très significatifs" lors des six derniers mois, tandis que 18 pour cent ont modifié la planification de leur retraite.

Cela laisse quand même 65 pour cent des Canadiens ayant affirmé la semaine dernière, au moment du sondage, ne pas avoir modifié leur mode de vie de façon importante.

Néanmoins, l'économie canadienne n'a officiellement commencé à ralentir qu'en octobre, et les licenciements à grande échelle débutent à peine, a observé le sondeur Jeff Walker.

"A mesure qu'augmentera le chômage, je crois que davantage de gens vont nous dire avoir apporté des changements significatifs", a affirmé M. Walker, vice-président principal chez Harris/Décima.

Le Canada a perdu plus de 210 000 emplois, ces trois derniers mois, bien que le taux de chômage, de 7,2 pour cent, demeure relativement peu élevé d'un point de vue historique.

Le sondage a été mené auprès de 1000 personnes entre le 26 février et le 1er mars, avant que Statistique Canada ait rapporté une contraction de l'économie canadienne au taux annualisé de 3,4 pour cent au quatrième trimestre de 2008.

Selon M. Walker, les résultats du sondage n'indiquent pas de quelle façon les Canadiens ont modifié leur façon de vivre, mais "nous avons le sentiment que les gens font attention à leur budget mensuel et reportent à plus tard les grosses dépenses (comme) l'achat d'une voiture ou des rénovations à leur maison".

Les préoccupations paraissent plus élevées en Ontario, qui semble avoir commencé à souffrir du ralentissement économique avant les autres régions du pays en raison de sa dépendance face au secteur automobile, sérieusement touché.

En Ontario, la province la plus populeuse, 40 pour cent des personnes interrogées ont dit avoir effectué des changements "significatifs" ou "très significatifs" au cours des six derniers mois.

Le sondage laisse aussi croire que les Canadiens comptant sur un revenu plus faible sont davantage susceptibles d'être affectés par la crise.

En effet, 38 pour cent des Canadiens gagnant moins de 60 000 $ par année ont dit avoir apporté des changements à leur mode de vie, contre seulement 26 pour cent de ceux dont le salaire est supérieur à 100 000 $.

Le sondage téléphonique présente une marge d'erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.




Lancement demain de la mission Kepler de la NASA

04 03 2009

( Flash-Espace ) - C'est demain que la NASA doit lancer le télescope spatial Kepler. Un lanceur Delta II décollera de la base de Cap Canaveral du Centre spatial Kennedy.

Cette mission est la première du genre ayant la capacité à détecter des planètes similaires à la Terre, plus communément appelées exoTerres. Il s'agit d'objets recouverts d'une croûte possédant soit un rayon maximal de deux fois et demi à celui de la Terre soit une masse maximale d'une vingtaine de fois celle de la Terre et évoluant à l'intérieur de la zone d'habitabilité de l'étoile parent. Cette région où l'eau à l'état liquide pourrait perdurer à la surface de la planète rendrait la planète en question potentiellement habitable.

Ce télescope est donc théoriquement capable de découvrir des planètes susceptibles d'abriter la vie et d'apporter des éléments de réponse significatifs à 2 questions qui taraudent non seulement la communauté scientifique mais également tout un chacun : Y a t-il d'autres mondes comme le nôtre et sommes-nous seuls ?

Mais, comme nous l'explique Jean Schneider, de l'observatoire de Paris et membre du Science team de CoRoT, cela ne sera pas facile. 'Il est certain qu'il fera mieux que CoRoT, ce dont je me réjouis, mais détecter une Terre à 1 UA sera très difficile car l'expérience montre que 3 transits par planète c'est un peu juste' et de préciser que 'la confirmation par les vitesses radiales sera très difficile'

Ce faible nombre de transit observable s'explique par la durée de vie du satellite qui doit fonctionner 3,5 ans. La période de révolution d'une planète située à 1 unité astronomique de son étoile est d'un an. Autrement dit, elle passera seulement 3 fois devant Kepler pendant sa mission. Par contre, pour les planètes plus rapprochées, il y a davantage de transit. Ainsi CoRoT a pu voir quelque 150 transits de CoRoT-Exo-7b.

La mission

Kepler doit fonctionner pendant 3,5 ans avec une extension possible de la mission de 2,5 ans. Il scrutera plus de 100.000 étoiles ressemblant à notre Soleil dans la région du Cygne et de la Lyre de la Voie Lactée. La sonde y trouvera probablement des centaines de planètes de toutes tailles et plus ou moins éloignées de leur étoile parent. Les astronomes s'attendent à découvrir autant de planètes telluriques que gazeuses. Voire plus !

Cet optimisme vient du fait que depuis la première planète extrasolaire découverte, les modèles de formation prédisent qu'il est bien plus facile de créer des planètes telluriques que des planètes gazeuses et que l'on sait que des planètes de petite masse apparaissent même autour de pulsars, c'est-à dire dans des environnements très hostiles. On peut donc supposer qu'elles naissent aisément autour d'étoiles plus 'classiques'.

Le futur catalogue Kepler

Le futur catalogue Kepler sera une base de travail significative pour, d'une part déterminer la distribution des planètes similaires à la Terre dans la Galaxie et quantifier autant que possible le nombre total d'exoplanètes dans la Voie Lactée. Il classera les exoplanètes en fonction de leur nature (tellurique ou gazeuse), de leur taille et de leur masse ce qui permettra à la NASA de planifier les futures missions en charge de mieux comprendre les mondes similaires à la Terre autour des étoiles qui nous sont les plus proches.

Si cette mission venait à montrer que la plupart des étoiles de la Galaxie ont un système planétaire avec une ou plusieurs planètes telluriques, on pourra penser que la vie est un processus très répandue dans la Galaxie. Le cas contraire, renforcerait l'idée que le Système Solaire est une singularité dans la Voie Lactée et l'Univers.

La méthode par transit

Kepler utilisera la méthode de détection par transit. Lorsqu'une planète passe devant son étoile, la luminosité apparente de l'étoile baisse légèrement car une petite fraction de sa surface est cachée temporairement. Cette signature sera utilisée par Kepler pour détecter la planète et déterminer sa taille et son orbite. Ce télescope spatial sera capable de détecter un changement de luminosité de 20 parties par million. Pour atteindre cette résolution, le télescope spatial utilisera la caméra CCD de 95 méga pixel la plus grande jamais lancé en orbite.

Une fois la découverte faite d'une planète, Kepler sera en mesure de suivre périodiquement le transit ce qui permettra de fournir des mesures assez précises sur la taille et la masse de l'objet. A la suite de quoi et pour les cas les plus intéressants, la NASA projette de pointer ses télescopes terrestres et spatiaux (Hubble et Spitzer). Sur la question de la vie, les avancées se feront ultérieurement. Ces études seront complétées vers 2012-2015 par des missions spécifiques orientées vers les exoplanètes affichant des signes de vie.

Note

Ce lancement a été reporté de 1 jour, en raison de la perte du satellite OCO à la suite d'une défaillance technique de la fusée Taurus XL d'Orbital Sciences. Des éléments de la fusée sont également installés sur le lanceur Delta. Il a donc fallu s'assurer qu'ils n'étaient pas en cause dans la perte d'OCO.




Eboulement au Pérou: bilan toujours à 13 morts, recherche de 30 disparus

04 03 2009

( Agence France Presse - LIMA ) - Des recherches pénibles se poursuivaient mercredi à Huanchumay, dans le sud-est du Pérou, pour retrouver une trentaine de personnes toujours portées disparues, deux jours après un éboulement qui a fait 13 morts dans un campement minier isolé à flanc de montagne.

Les secouristes arrivés mardi, au lendemain du glissement de terrain survenu dans cette zone à 3.400 m d'altitude, inaccessible par la route, essayaient de localiser des corps ensevelis, après avoir déjà évacué six blessés par hélicoptère, puis sept des victimes.

Plusieurs dizaines d'habitations de Huanchumay, davantage un campement minier informel qu'un véritable village, ont été emportées lundi vers 06H30 locales (11H30 GMT) par une coulée de boue et de pierres, conséquence vraisemblable -et fréquente- des fortes pluies des derniers mois.

"On ne connaît pas en réalité avec exactitude le nombre de disparus, car au moment de l'éboulement, il y avait d'autres personnes que des mineurs, dont des commerçants", a déclaré Nancy Rossell, maire de la ville de Carabaya, chef-lieu de la province, à 1.300 km au sud-est de Lima.

Selon l'élue, le nombre de victimes devrait dépasser la trentaine.

Un médecin secouriste, cité par le quotidien La Republica, a estimé que la lumière de l'aube a sans doute permis à quelque 150 personnes réveillées, dont des enfants, d'échapper à l'éboulement. La plupart des victimes ont été surprises dans leur sommeil. Des corps pourraient avoir été charriés jusqu'à une rivière à 3 km en contrebas.

L'accident a remis en relief la condition précaire des travailleurs sans statut ni sécurité du secteur minier informel. Selon des chiffres ministériels, 100.000 personnes sont concernées au Pérou, presque exclusivement sur des gisements d'or, comme dans le cas de Huanchumay.




Canadien condamné à mort aux Etats-Unis : La Cour demande l'intervention d'Ottawa

04 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - Selon la Cour fédérale, le gouvernement a le devoir d'intervenir pour venir en aide au Canadien Ronald Smith, reconnu coupable de meurtres et condamné à mort aux États-Unis.

Robert Smith est détenu dans le couloir de la mort d'un pénitencier de l'État du Montana depuis près de 26 ans. Il a été reconnu coupable d'avoir assassiné deux Autochtones en 1983.

Le gouvernement libéral, qui a précédé celui des conservateurs, avait aidé Smith à éviter l'exécution. À leur arrivée au pouvoir, les conservateurs ont décidé de retirer leur soutien. Le gouvernement de Stephen Harper a indiqué qu'il modifiait sa politique et qu'il ne solliciterait plus automatiquement la clémence pour les Canadiens condamnés à mort, surtout pas pour des meurtriers en série, à la suite de procès qui sont tenus dans des pays démocratiques.

Selon le juge Robert Barnes, la décision d'Ottawa de cesser toute démarche pour obtenir la clémence du tribunal est injuste et illégale. Il ordonne au gouvernement de prendre tous les moyens raisonnables en son pouvoir pour persuader le gouvernement du Montana de commuer la peine de Smith.

Il explique, dans son jugement, que le gouvernement n'avait pas le droit d'éliminer une pratique universelle pour la remplacer par du cas pas cas.

L'avocat de Smith, Lorn Waldman a immédiatement réagi.« L'évidence était très claire. Il n'y a pas de politique sur ces cas, le gouvernement a changé la politique », a-t-il dit.

En l'absence d'une politique claire, le juge Barnes ordonne au gouvernement de tout faire pour épargner la vie du Canadien et de reprendre immédiatement les efforts diplomatiques.

Quant au ministre de la Justice, il veut d'abord étudier le jugement, mais les partis d'opposition lui demandent de se conformer, sans riposter. « C'est déplorable. C'est le ministre qui décide de qui va mourir ou pas. Le gouvernement ne doit pas attendre que la cour l'oblige à faire ce qui est raisonnable », a déclaré le député libéral de Beauséjour, Dominic Leblanc.

Les chefs bloquiste et néodémocrate sont du même avis. Jack Layton croit qu'on « ne peut pas être contre la peine de mort au Canada, mais pas à l'extérieur du Canada ».

Néodémocrates et bloquistes s'entendent tous deux pour dire que ce jugement est une critique sévère et sans équivoque de l'idéologie de droite du gouvernement conservateur.




Desjardins entrevoit un déficit de plus de 3 milliards $ à Québec en 2009-10

04 03 2009

( Par Sylvain Larocque, La Presse Canadienne ) - MONTREAL - Les économistes du Mouvement Desjardins entrevoient un déficit de plus de 3 milliards $ à Québec en 2009-10, une somme qui pourrait même friser les 5 milliards $ si le gouvernement de Jean Charest décidait d'adopter un plan de stimulation vigoureux.

"Des déficits budgétaires d'envergure seront inévitables pour 2009-10 et 2010-11, et ils pourraient perdurer encore par la suite", écrit l'équipe de François Dupuis, économiste en chef de Desjardins, dans une note publiée mercredi.

Faisant preuve d'audace, le groupe coopératif avance une idée originale pour relancer l'économie: que le gouvernement distribue des "bons" ou des "timbres" de consommation aux moins nantis, à utiliser dans des commerces québécois "à l'intérieur d'une période restreinte".

Après tout, les citoyens les plus pauvres "ont une plus grande propension à consommer" si leurs revenus augmentent subitement, souligne Desjardins. Les limites géographiques et temporelles d'un bon de consommation permettraient "d'éviter les fuites vers l'épargne", qui aide peu l'économie.

Autre avantage de taille: "les effets multiplicateurs d'une telle mesure sont élevés, plus encore que ceux des investissements en infrastructures", précise l'institution, qui va jusqu'à proposer le recours à des cartes à puce pour concrétiser l'idée.

Plan de 1,5 milliard $

Au plan des finances publiques, les économistes de Desjardins calculent que même en l'absence d'un plan de relance, le gouvernement du Québec se dirige vers un déficit de plus de 3 milliards $ pour l'exercice 2009-10, qui commence le 1er avril.

En incluant un plan de relance de 1,5 milliard $, le manque à gagner atteindrait près de 5 milliards $. La somme de 1,5 milliard $ représenterait le complément de Québec au plan fédéral annoncé en janvier, qui doit apporter environ 4,5 milliards $ à l'économie de la province en 2009-10.

Le total de 6 milliards $ équivaut à deux pour cent du produit intérieur brut nominal du Québec, soit l'ordre de grandeur que le Fonds monétaire international recommande actuellement pour les plans étatiques de stimulation économique.

"Le gouvernement québécois doit mettre la main à la pâte et bâtir un plan de relance qui comporterait plusieurs volets, en plus du programme déjà existant au plan des infrastructures", soutient Desjardins, en suggérant, en plus du bon de consommation, une bonification du remboursement de la TVQ et un relèvement du crédit d'impôt foncier.

Le coût de l'inaction sera plus grand que celui d'une intervention massive, prévient Desjardins, selon qui le taux de chômage pourrait frôler les 10 pour cent au Québec au cours de la présente récession.

Jusqu'ici, le gouvernement a donné peu d'indications sur un éventuel plan de relance, le premier ministre Charest se bornant à évoquer des "mesures de soutien" à l'économie et à l'emploi.

Quant à l'exercice 2008-09, Desjardins croit possible que Québec puisse l'équilibrer en puisant au moins 2 milliards $ dans sa réserve budgétaire de 2,3 milliards $.

Les 300 millions $ restants pourraient être appliqués à 2009-10. Pour faire leurs prévisions, les économistes ont tenu pour acquis que Québec ne toucherait pas au Fonds des générations, qui est financé par des redevances hydrauliques et qui vise à réduire la dette publique.

Le Parti québécois propose d'utiliser le Fonds pour amoindrir les effets de la crise économique. Pour Desjardins, une telle ponction créerait "un dangereux précédent".

Par ailleurs, le groupe coopératif voit d'un très mauvais oeil l'idée de modifier à la hausse ou à la baisse, en pleine récession, les tarifs pour les services publics comme les garderies, les universités ou la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).

Selon Desjardins, il faut en outre éviter d'amender la Loi sur l'équilibre budgétaire, puisque celle-ci permet déjà de résorber les déficits sur une période de cinq ans.

Les économistes de Desjardins se demandent finalement si le Québec "ne vit pas au-dessus de ses moyens", puisque l'excédent budgétaire le plus élevé enregistré par le gouvernement au cours des dernières années a été d'à peine 1,4 milliard $ (en 2006-07).

"L'ampleur de la récession actuelle permet de mettre en lumière le fait qu'après une longue période de croissance économique, le gouvernement n'a pas réussi à dégager suffisamment de marge de manoeuvre pour traverser la présente crise", notent-ils.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

04 03 2009

Prévisions émises à : 15h45 HNE le mercredi 4 mars 2009

Ce soir et cette nuit

Dégagé. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers ce soir. Minimum moins 18.

Jeudi

Ensoleillé avec passages nuageux. Vents devenant du sud-ouest à 20 km/h le matin. Maximum moins 5.

Jeudi soir et nuit

Ennuagement graduel. Neige débutant en soirée. Accumulation de 5 cm. Vents du sud-ouest de 20 km/h devenant du nord-est à 20 tard en soirée. Minimum moins 8.

Vendredi

Neige ou pluie. Maximum plus 4.

Samedi

Ensoleillé. Minimum zéro. Maximum plus 4.

Dimanche

Pluie intermittente. Minimum moins 5. Maximum plus 3.

Lundi

Neige. Minimum moins 3. Maximum zéro.

Mardi Ensoleillé. Minimum moins 9. Maximum plus 1.




Afghanistan
Bagotville en deuil

04 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - Les drapeaux sont en berne à Bagotville. La base militaire perd son premier soldat depuis le début de la mission canadienne en 2002.

Le caporal Dany Olivier Fortin, originaire de Baie-Comeau, a été tué mardi soir avec deux autres militaires canadiens dans l'explosion d'un engin artisanal dans le district d'Arghandab, au nord-ouest de Kandahar.

Le caporal Fortin faisait partie du 425e Escadron d'appui tactique à la 3e Escadre Bagotville. Déployé depuis septembre 2008, il participait à sa première mission en Afghanistan. Le soldat de 29 ans, qui habitait dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis 1980, prévoyait un retour à la maison en avril prochain.

Lors d'un point de presse à la base militaire, le colonel Peter Dowswell, commandant par intérim du 3e Escadre, et le lieutenant-colonel Paul Prévost, commandant du 425e Escadron d'appui tactique, ont offert leurs condoléances et leurs sympathies à la famille et aux proches.

« C'est avec fierté qu'il participait à la mission en Afghanistan depuis 2008 au sein de l'équipe de désarmement d'explosifs. L'important, pour le moment, demeure le soutien à la famille. Il s'agit d'une priorité pour les membres du 3e Escadre », a déclaré le colonel Dowswell.

Un service de soutien a été mis en place pour venir en aide à la famille immédiate du soldat de Bagotville, ainsi qu'aux proches.

Le caporal Fortin travaillait au sein du 425e Escadron depuis 2002. Le lieutenant-colonel Prévost a d'ailleurs souligné le leadership du jeune militaire. « Il était dévoué à sa famille, à sa communauté ainsi qu'à la base de Bagotville. Dany Olivier prenait à coeur ses tâches de soldat. »

Les élus compatissent

Par ailleurs, le ministre conservateur et député de Jonquière-Alma, Jean-Pierre Blackburn, a aussi transmis ses sympathies à la famille de M. Fortin.

De son côté, le député bloquiste de Chicoutimi-Le Fjord, Robert Bouchard, se dit particulièrement touché par cette mort, car il s'agit d'un militaire de la région.

Le caporal Fortin est le deuxième militaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean à perdre la vie dans le cadre de cette mission. L'an dernier, Richard Renaud, un soldat originaire d'Alma mais basé à Valcartier, a été tué lorsque le véhicule blindé dans lequel il se trouvait a heurté une bombe artisanale lors d'une patrouille de surveillance.

Depuis le début de la mission canadienne en Afghanistan, ce sont 111 soldats canadiens qui ont été tués. Les engins explosifs placés en bordure de route sont la cause de la moitié de ces décès.




Le président du Parti libéral du Québec coupable de conduite avec facultés affaiblies

04 03 2009

( LCN - Exclusif - Alexis Deschênes ) Le président du Parti libéral du Québec, Jean D’amour, est reconnu coupable d’avoir conduit un véhicule avec un taux d’alcoolémie qui dépasse 0.08%.

Jean D’Amour, 45 ans, avait été arrêté le 24 septembre dernier après un souper entre amis. Il a plaidé coupable le 19 décembre.

La sentence: 1200 dollars d’amende et la suspension de son permis pour un an.

D’Amour dit regretter son geste, mais que ça ne devra pas affecter sa décision de se présenter ou non à l’élection partielle dans Rivière-du-Loup. Il dit avoir le support de Jean Charest.




Mutinerie dans une prison au Mexique: 20 morts

04 03 2009

( Agence France-Presse - Ciudad Juarez ) - Au moins 20 détenus sont morts et plusieurs autres ont été blessés mercredi matin lors d'une mutinerie dans la prison de la ville frontalière de Ciudad Juarez au nord du Mexique, ont annoncé les autorités locales.

«Il y a vingt mort et cinq blessés, dont trois dans un état grave», a annoncé Victor Valencia, le représentant du gouvernement régional de l'Etat de Chihuahua.

Toutes les victimes sont des détenus, tués au cours d'une bagarre entre trois bandes rivales à l'intérieur de la prison, a-t-il précisé, lors d'une conférence de presse.

«Jusqu'à présent, vingt cadavres portant des traces de coups et de blessures à l'arme blanche ont été retrouvés. Il y a de nombreux blessés car c'était une bagarre entre détenus», avait indiqué aupravant une source policière à l'AFP, sous couvert de l'anonymat.

L'intervention de l'armée, de la police fédérale et des forces de l'ordre de l'Etat de Chihuahua a été nécessaire pour rétablir l'ordre dans la prison, située dans l'une des localités les plus violentes du Mexique, près de la frontière américaine.

Près de 80 militaires ont encerclé le bâtiment, certains se postant sur les toits, afin d'éviter la fuite éventuelle des prisonniers. Deux hélicoptères survolaient également la zone, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les mutineries ne sont pas rares au Mexique, où les prisons sont surpeuplées et où les règlements de comptes entre bandes rivales de détenus sont monnaie courante.

La dernière grande mutinerie s'était déroulée en octobre dernier à la prison de Reynosa, dans l'Etat de Tamaulipas (nord-est), où plus d'une vingtaine de prisonniers avaient trouvé la mort.

En 2008, la guerre entre bandes criminelles a fait plus de 5.300 victimes au Mexique, dont 1.600 dans la seule localité de Ciudad Juarez, où s'affrontent notamment les principaux cartels de drogue mexicains.

Depuis dimanche, près de 4.000 policiers et militaires ont été envoyés en renfort dans cette ville, dans le cadre d'un plan de sécurité lancé par le gouvernement qui a déployé depuis 2006 quelque 36.000 membres des forces de l'ordre dans l'ensemble du pays.




Une lune peut-être à l'origine d'un anneau de Saturne

04 03 2009

( Ciel et Espace ) - Un point minuscule a été découvert dans l'anneau G de Saturne, l'un des plus éloignés et des plus ténus qui entourent la planète. L'un des plus mystérieux, aussi : est-ce cette petite lune, d'environ 500 m de diamètre, qui a produit une grande partie des particules glacées composant l'anneau ?

C'est ce que suggère l'équipe scientifique de la mission Cassini, qui voit là une explication à l'existence dans l’anneau d’une zone plus brillante de 150 000 km de long.

Cette concentration de particules serait due à la présence du satellite Mimas, tout proche.

Découvert en août 2008, le microsatellite a été observé à plusieurs reprises depuis, mais il est trop petit pour que la sonde Cassini le photographie précisément.

L'anneau G possède peut-être aussi des corps plus petits, de 1 à 100 m de diamètre.

Début 2010, Cassini passera plus près de lui et fournira des images plus résolues.

( Myriam Détruy, le 4 mars 2009 )




Brown: Un ''ouragan économique'' a balayé le monde

04 03 2009

( The Associated Press - La Presse Canadienne ) - WASHINGTON - Le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé mercredi qu'un "ouragan économique" avait balayé le monde et a appelé les Etats-Unis à résister à la tentation du protectionnisme.

S'exprimant devant le Congrès à l'occasion de son premier déplacement à Washington depuis la prise de fonctions du président Barack Obama en janvier, M. Brown a exhorté les élus à profiter de ce que les dirigeants du monde entier voulaient travailler ensemble en ce moment.

M. Brown présidera début avril le sommet du G-20 des pays développés et en développement à Londres. Cette conférence sensée poser les bases d'une refondation du capitalisme pèsera lourd dans la confiance internationale dans l'économie mais aussi sur l'avenir politique du Premier ministre. "Nous devrions avoir confiance -par-dessus tout en Amérique et en Grande-Bretagne-en ce que nous pouvons saisir les occasions qui se présenteront et faire en sorte que l'avenir nous soit favorable".

Gordon Brown était le premier dirigeant européen reçu par Barack Obama. Il espère repartir avec un pacte à présenter au G-20 le mois prochain.




Journal Le Réveil : Les employés en lock-out

04 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN - Après une ultime rencontre et la visite du président-directeur général de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, un conflit de travail au journal Le Réveil n'a pu être évité.

Quebecor a décrété un lock-out à l'hebdomadaire de Jonquière. L'entreprise évoque le rejet unanime de la dernière offre déposée lundi. La trentaine d'employés syndiqués de la rédaction, de l'administration et du montage ont rejeté dans une proportion de 100 % l'offre globale de règlement déposée par l'employeur.

Malgré plusieurs négociations, les deux parties n'ont pas réussi à s'entendre sur le nombre d'emplois touchés par le transfert à l'extérieur de la région de l'administration et de la mise en page du journal.

Les syndiqués ont jugé que l'offre était inacceptable, car elle contenait des abolitions de postes en échange de primes de départ bonifiées pour un certain nombre d'employés.

Quebecor indique qu'il maintiendra 18 emplois, soit 10 vendeurs de publicités, 3 cadres et 5 employés syndiqués.

De son côté, le syndicat soutient que, dans son unité, le nombre d'emplois passera de 80 à 5, en comptant la fermeture de l'imprimerie survenue la semaine dernière.

« Ce n'est pas des emplois que l'on coupe, parce qu'on n'en a plus besoin. C'est parce que l'on fait un transfert pour centraliser ça à Montréal ou dans les grands centres », a déclaré la présidente du syndicat, Dominique Savard.

Les dirigeants de Quebecor se sont dits extrêmement surpris du rejet à l'unanimité de la dernière offre patronale, qui accordait un an de salaire aux plus vieux employés mis à pied.

Au dire de la vice-présidente affaires publiques de Quebecor, Isabelle Dessureault, l'entreprise n'a plus le choix de centraliser les opérations.

« Nous avons une cinquantaine de journaux régionaux à travers le Québec. En ayant des employés qui font le montage pour plusieurs journaux et, bien évidemment, ils sont plus productifs. C'est la même chose pour l'administration. Si on continue d'investir dans des systèmes qui sont distincts dans chacun de nos 50 hebdos régionaux, ce sont des investissements que l'on ne peut plus se permettre. On le voit à travers l'Amérique du Nord au complet ce qui se passe du côté des journaux », a-t-elle expliqué.

Un appel à la solidarité

Les employés du journal demandent aux annonceurs d'arrêter d'acheter de la publicité dans l'hebdomadaire. Les syndiqués sont convaincus que Quebecor lèvera son lock-out, si la population se montre solidaire et que celle-ci prend conscience des enjeux du conflit.

L'appel au boycottage s'adresse particulièrement à la Ville de Saguenay, qui est le principal annonceur du journal. Une rencontre est d'ailleurs prévue avec le maire Jean Tremblay afin de le sensibiliser dans ce dossier.

Les syndiqués n'ont pas l'intention de publier un journal en parallèle comme c'est le cas avec les journalistes du Journal de Montréal, qui ont lancé un site Internet pour continuer à écrire.

Les travailleurs vont plutôt concentrer leurs efforts pour la mise en place d'une coopérative de travailleurs qui vise notamment à racheter le journal ou encore à faire concurrence à l'actuelle publication si Quebecor refuse de vendre.




Meurtre dans un autocar : Le procès est ajourné

04 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - MANITOBA - Mercredi matin, le procès de Vince Li a été ajourné à la Cour du Banc de la Reine à Winnipeg. Tous les témoins et les plaidoiries finales de la défense et de la Couronne ont été entendus.

La veille, l'homme de 40 ans a plaidé non coupable pour le meurtre au second degré de Tim McLean qui a été poignardé et décapité dans un autocar près de Portage La Prairie l'été dernier.

Le juge qui préside le procès doit terminer si l'accusé est criminellement responsable des événements. Sa décision est attendue à la reprise du procès, prévue à 10 h jeudi.

Si Vince Li n'est pas tenu criminellement responsable du meurtre de Tim McLean, il évitera la prison. Il sera toutefois interné pour être soigné.

Témoignages concordants

D'ailleurs, la Cour a entendu mercredi un deuxième psychiatre, Jonathan Rootenberg, qui a aussi confirmé que l'accusé souffre de schizophrénie. Selon ce témoin de la défense, Li ne savait pas ce qu'il faisait lorsqu'il a attaqué sa victime de 22 ans.




Concours Kraft Hockeyville
Thetford Mines veut l'appui du Québec

04 03 2009

( Le Journal de Québec ) - Le comité derrière la candidature de Thetford Mines au concours Hockeyville 2009 invite tout le Québec à participer ce mercredi, en début d'après-midi, à un blitz de votation.

L'«Opération 13-30» doit se dérouler de 13 h 00 à 13 h 30, à quelques heures de la fin du scrutin. Les participants peuvent voter autant de fois qu'ils le veulent.

Celle-ci doit prendre fin à minuit pour ceux qui choisissent de voter par téléphone (1 866 533-8066) ou par messagerie texte (222111, inscrire «voix Thetford Mines»), mais à 1 h 30 pour ceux qui optent pour le Web (www.gohockeyville.com) afin de compenser un problème technique qui avait empêché plusieurs personnes de voter.

Cinq villes finalistes sont en compétition. La municipalité gagnante accueillera un match pré-saison de la Ligue nationale de hockey en septembre prochain, et remportera 100 000 $ qui devront être investis dans des infrastructures sportives. Les quatre autres finalistes recevront 25 000 $.

La compétition oppose Terrace (Colombie-Britannique), Harbour Grace (Terre-Neuve), Woolwich (Ontario), Humboldt (Saskatchewan) et Thetford Mines (Québec).

L'an dernier, Roberval avait remporté les honneurs parmi toutes les villes en lice.




Michèle Richard obtient l'exclusion d'une partie de la preuve

04 03 2009

( Caroline Touzin - La Presse ) - Michèle Richard a brièvement témoigné ce matin à son procès pour conduite avec facultés affaiblies au palais de justice de Saint-Jérôme.

Son avocate, Roxane Hamelin, a obtenu l'exlusion d'une partie de la preuve. C'est que Mme Richard a rempli un formulaire lors de son séjour au poste de police, dans lequel elle a décrit sa consommation d'alcool. Son avocate a plaidé que cette déclaration n'avait pas été faite de façon libre et volontaire et qu'elle devait être exclue, ce à quoi le juge Jean Sirois a consenti.

Mme Richard est venue dire que les policiers ne lui avaient pas révélé l'existence du «scénario de consommation» avant qu'elle ne commence à remplir le formulaire. Elle croyait que les questions faisaient partie du test obligatoire d'ivressomètre. «Je croyais que j'étais encore en processus d'examen», a expliqué l'artiste de 62 ans. Elle ne savait pas qu'elle avait le droit de ne pas répondre aux questions, a-t-elle souligné.

On ne connaîtra donc pas le contenu de ce «scénario de consommation».

Le 23 décembre 2005, à Saint-Sauveur, un automobiliste a prévenu la police après avoir vu une Volvo, conduite par une femme blonde, qui louvoyait sur la route. Les policiers ont dû lui faire plusieurs signes avant que Mme Richard ne se range sur le bas-côté de la route.

En février 2008, à l'ouverture du procès, l'avocate de Mme Richard, Me Roxane Hamelin, a présenté une requête en exclusion de la preuve. Cette requête a été rejetée le jour même. Le juge Sirois a estimé que les droits de Mme Richard n'avaient pas été bafoués lors de son arrestation. Au cours du procès, Me Hamelin compte contester la fiabilité de l'appareil qui mesure le taux l'alcoolémie dans le sang.

C'est la troisième fois que l'artiste est arrêtée pour conduite avec les facultés affaiblies. Les deux autres procès se sont terminés par des verdicts d'acquittement.




Les intentions d'achat explosent au Canada

04 03 2009

( Philippe Mercure - La Presse ) - (Montréal) - La crise économique ne semble pas effrayer les acheteurs de maisons. Le nombre de Canadiens qui songent à acquérir une propriété est en hausse, tant dans l'ensemble de pays qu'au Québec.

Un sondage mené par la Banque Royale du Canada montre que 27% des Canadiens ont l'intention d'acheter une maison au cours des deux prochaines années, une hausse de 4% par rapport à l'an dernier. Il s'agit de la plus importante augmentation depuis 2001. Au Québec, 22% des répondants disent avoir l'intention d'acheter une maison, contre 21% l'an dernier et 19% en 2007.

«La situation économique actuelle ne semble pas avoir entamé la confiance que les Canadiens manifestent globalement envers le marché immobilier», a dit Karen Leggett, chef, Financement sur valeur nette immobilière, chez RBC Banque Royale.

Selon le sondage, 65% des Canadiens croient que le marché est actuellement favorable aux acheteurs; 52% des Québécois pensent la même chose.




Angélil et ses «problèmes de jeu»: oeuvre utile ou message contradictoire

04 03 2009

( Louise Leduc - La Presse ) - Le 19 février 2009, René Angélil confie au Journal de Montréal avoir «un problème de jeu».

Le 2 mars 2009, René Angélil déclare à TVA que non, il n'en a pas, en tout cas, «pas comme on l'a dit».

Qui dit vrai? René Angélil ou René Angélil? De versions en nouvelles versions, les personnes qui s'intéressent de près au jeu pathologique tendent l'oreille et sursautent par moments.

«En tout cas, moi, son entrevue avec Paul Arcand me confirme qu'il a effectivement un problème de jeu», dit Isabelle Martin, responsable du volet prévention au Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes de l'Université McGill.

René Angélil, note-t-elle, continue de croire bien à tort que le poker est essentiellement une question d'habileté. «Ça reste un jeu de cartes. Or, on n'a aucun contrôle sur celles que l'on reçoit.»

«Prenez le jeu d'échecs, qui est le jeu d'habileté par excellence, poursuit Mme Martin. Année après année, le champion est le même. Au poker, au contraire, ça change tout le temps, comme quoi la chance compte pour beaucoup.»

Tout comme les joueurs pathologiques, dit Mme Martin, René Angélil affirme avoir «trouvé la formule» pour battre le casino au black-jack. «Si c'était vrai, pas mal de casinos auraient fermé! Il est vrai que certains joueurs peuvent arriver à déjouer les casinos par moments, mais dès qu'ils s'en rendent compte, les casinos réagissent.»

«René Angélil répète que Céline Dion est son meilleur pari, enchaîne Mme Martin. En réalité, le talent n'est pas le fruit du hasard. C'est le talent et le travail acharné de Céline Dion et de René Angélil qui expliquent leur réussite.»

Serge Chevalier, sociologue à la Direction de santé publique de Montréal, note pour sa part que René Angélil paraît fort. Se multiplier en entrevues en parlant de ses problèmes de jeu, «et ce, au moment où il s'occupe des petits jeunes (Star Académie), c'est un excellent coup publicitaire.»

«René Angélil est un homme d'affaires et là, ce qu'il veut, c'est vendre des livres. Nous, de la santé publique, ne sommes pas dupes de cette opération mercantile, mais cette opération a certaines répercussions positives pour nous. (...) Il est intéressant que quelqu'un d'aussi populaire dise ouvertement qu'il a un problème de jeu. Cela peut amener d'autres personnes à en faire autant dans leur milieu et être ainsi encouragées à aller chercher de l'aide», dit-il.

Après avoir dit qu'il aurait pu y laisser sa chemise s'il n'avait pas pris certaines précautions, René Angélil continuait, chez Paul Arcand, à dire qu'il était convaincu que les bons joueurs pouvaient gagner plus d'argent qu'en perdre en jouant au poker. «En fait, nuance Mme Chevalier, de la même façon que Tiger Woods fait plus d'argent en dehors du terrain de golf, les joueurs professionnels de poker gagnent surtout leur argent en commandites ou en donnant des leçons de poker.»

Ou alors, en exploitant les nombreux débutants au poker. «On a, au Québec, des joueurs professionnels qui participent à trois ou quatre tournois sur l'internet par jour et qui sont là pour faire des ravages chez les débutants. Ces gens-là croient que c'est un job comme un autre.»

Pour sa part, Alain Dubois, porte-parole d'EMJEU (Éthique pour une modération du jeu), trouve en un sens que René Angélil fait effectivement oeuvre utile en avouant qu'aussi riche qu'il puisse être, lui aussi aurait pu être mis à la rue s'il n'avait pas pris certaines précautions.

N'empêche, aux yeux de M. Dubois, M. Angélil envoie un message contradictoire «lorsqu'il dit qu'on peut gagner sa vie en jouant au poker. Il aurait eu intérêt à faire l'addition de ses gains et de ses pertes, mais c'est le propre des joueurs d'avoir une mémoire sélective et de ne se souvenir que de leurs victoires».




CDP: Québec enterre l'idée d'une commission parlementaire spéciale

04 03 2009

( Tommy Chouinard - La Presse ) - (Québec) - Le gouvernement Charest enterre l'idée de tenir une commission parlementaire spéciale sur le dérapage financier de la Caisse de dépôt et placement.

L'opposition officielle n'a pas mis assez d'eau dans son vin au goût des libéraux. Le PQ a renoncé à exiger la comparution du premier ministre Jean Charest, mais tient à celle de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget. À l'entrée de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres ce matin, Mme Jérôme-Forget a réitéré son refus de témoigner. Elle en a profité pour abandonner la tenue d'une commission parlementaire spécial.

«Je suis dans un mode solution maintenant. J'ai traversé cette étape. Mon gouvernement doit identifier un président du conseil d'administration, renouveler et nommer des membres du conseil d'administration, identifier et nommer un PDG dans les plus brefs délais. C'est ce à quoi je m'attarde désormais», a expliqué la ministre.

L'opposition devra donc se rabattre sur l'étude des crédits budgétaires à l'Assemblée nationale, qui aura lieu dans les semaines suivant le dépôt du budget. «Les crédits auraient lieu quand même prochainement. Ça va me faire plaisir de répondre à toutes les questions», a-t-elle dit. Les dirigeants actuels de la Caisse témoigneront aussi lors de l'étude des crédits budgétaires.

Questionnée sur l'idée d'enterrer la commission, elle a confirmé la chose en lançant : «Il va y avoir les crédits. Je suis dans le mode solution.»

La ministre avait pourtant jugé nécessaire de tenir une commission parlementaire spéciale afin de faire la lumière sur les pertes de 40 milliards de dollars du bas de laine des Québécois pour l'année 2008. «J'avais prévu le 2 et le 3 mars d'avoir une commission. J'estimais que d'entendre les gestionnaires de la Caisse venir expliquer ce qui s'est passé au niveau des pertes de 40 milliards, c'était une bonne approche», a-t-elle expliqué. Le PQ rejetait cette «approche». Il exigeait la comparution d'experts et de déposants de la Caisse - en plus de celle de Mme Jérôme-Forget - et le dépôt de quelques documents, dont le rapport annuel. Mais les libéraux rejetaient ces demandes.

Le nouveau président du conseil d'administration de la Caisse sera nommé «prochainement», a dit la ministre Jérôme-Forget. Selon les informations obtenues par La Presse, Robert Tessier, l'ancien mandarin du Conseil du Trésor, passé par la suite chez Marine Industrie puis chez Gaz Métropolitain, devrait être nommé aujourd'hui à cette fonction.

La ministre juge qu'une révision en profondeur de la gouvernance de la Caisse n'est pas nécessaire malgré le dérapage financier. «Je pense que la gouvernance de la Caisse de dépôt est bonne. Est-ce qu'il ya des choses à corriger? Nous allons voir. Je pense sincèrement que la façon dont les choses ont fonctionné, cela a bien fonctionné. Vous savez, ce qui s'est passé dans le monde financier est sans précédent, il ne faut pas l'oublier ça», a-t-elle affirmé.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

04 03 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 11h30 HNE mercredi 4 mars 2009

Condition:

Ensoleillé

Température:

-11,3°C

Pression / Tendance:

102,4 kPa / à la baisse

Visibilité:

81 km

Humidité:

53%

Refr. éolien:

-20

Point de rosée:

-18,9°C

Vent:

SO 26 km/h

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le mercredi 4 mars 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Vents d'ouest de 20 km/h avec rafales à 40. Maximum moins 7.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers ce soir. Minimum moins 18.

Jeudi:

Ensoleillé avec passages nuageux. Ennuagement graduel en fin de journée suivi de faible neige. Vents devenant du sud-ouest à 20 km/h le matin. Maximum moins 5.

Vendredi:

Neige ou pluie. Minimum moins 8. Maximum plus 4.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum zéro. Maximum plus 4.

Dimanche:

Pluie intermittente. Minimum moins 5. Maximum plus 3.




En images : des traces récentes d'eau sur Mars

04 03 2009

( Maxisciences - France - Paru le 2009-03-04 13:20:00 ) - États-Unis - Des scientifiques de la prestigieuse université de Brown auraient découvert des preuves montrant qu'on trouvait encore de l'eau à la surface de la planète rouge il y a moins d'un million d'années. Si elle est avérée, cette découverte pourrait accroître significativement les chances de Mars d'héberger la vie.

Les scientifiques réunis autour du professeur James Head ont identifié un système de rigoles au niveau de Promethei Terra, une région de cratères située au sud de l'équateur martien. Ces ravins, sculptés selon eux par des eaux de surface issues de la fonte de glaces, auraient environ 1,25 million d'années.

La sonde de la Nasa, Mars Reconnaissance Orbiter, équipée d'une puissante caméra, a permis de distinguer quatre lobes de dépôts sédimentaires bien différenciés au sein de ce système.

Pour le Pr. Head : "Il y avait de l'eau récemment à la surface de Mars et cette découverte est un grand pas dans la direction qui vise à le prouver".

Voir les photos : http://www.maxisciences.com/mars/la-surface-martienne-irriguee-il-y-a-peu-encore_art1065.html




Etude de l'Université Brown
De l'eau sur Mars il y a 1,25 million d'années

04 03 2009

( Agence QMI - Bernard Plante ) - Il y avait vraisemblablement de l’eau sur Mars il y a 1,25 million d’années. C’est ce que viennent de mettre en évidence des scientifiques de l’Université Brown de Providence dans le Rhode Island.

Des analyses de photos prises par la caméra Hirise (NASA), montrent des ravines qui auraient, de toute évidence, été formées par de l’eau venant de la fonte de neige et de glace. Les photos ont été prises dans l’hémisphère Sud de la planète rouge, sur les flancs du cratère Promethei Terra.

Nouvelles preuves

Pour les chercheurs, c’est une nouvelle preuve de la présence d’eau sur Mars, l’élargissement de la période pendant laquelle l’eau a coulé et que l’apparition de formes de vie primaires était donc possible.

Samuel Schon, l’un des auteurs de l’étude, indique que le déplacement de sédiments par l’eau se serait produit à quatre reprises. Les chercheurs pensent donc que l’eau était présente sur Mars à une époque encore «récente» et que cette découverte représente un pas très important pour constituer cette preuve.

Un communiqué qui résume les résultats de cette étude peut être consulté sur le site Internet de l’Université Brown.




Plongeon réussi pour Sortir FM

04 03 2009

( Patricia Cloutier, collaboration spéciale - Le Soleil ) - (Québec) - J'étais sceptique. Je n'arrivais pas à comprendre comment Sor­tir FM arriverait à faire de la bonne radio parlée tout en respectant son créneau touristique. For­ce est d'admettre qu'à son premier jour en ondes, la station a relevé le défi. Elle a inventé un nouveau genre, qui plaira aux épicuriens.

C'est sur un thème musical inspiré de la chanson Les copains d'abord, de Georges Brassens, que Robert Gillet a commencé son émission hier matin. C'est le même thème qu'il utilisait jadis sur les ondes du 93,3, et qui reflète bien le côté léger et positif de la station. Une radio gentille donc, mais pas molle pour autant. Elle fait de la place aux auditeurs, qui peuvent laisser sur une boîte vocale leurs critiques de spectacles, leur appréciation d'un musée, d'un restaurant, etc. Elle rappelle ce qu'il y a à faire à Québec toutes les 30 minutes. Elle compte une belle brochette de collaborateurs branchés sur Québec ou sur le monde, de même que des animateurs chevronnés, comme Robert Gillet et David Lemelin, qui savent apporter une touche de mordant à leurs entrevues.

Sortir FM a créé 25 nouveaux emplois, en allant piger des talents dans différentes générations. Par exemple, Michèle Pérusse, une ancienne acolyte de Robert Gillet, sort de la retraite pour reprendre le micro et parler culture, théâtre surtout.

Jérôme-Henri Dejardin, ex-chroniqueur en vins au Soleil, fait quant à lui un retour dans les médias en animant l'émission du midi. Il veut faire la démonstration que le vin est un point de départ culturel intéressant, en ouvrant une bouteille différente chaque jour.

Dans l'émission du retour, Michel Létourneau, ex-directeur général du Festival d'été, parlera d'un de ses dadas : l'urbanisme et les infrastructures touristiques. Le tout pimenté de l'humour et de la répartie de David Lemelin, leader du groupe humoristique Prenez garde aux chiens.

De jeunes voix comme celles de Frédérique Guay, Sarah Dubord-Gagnon et Andrée Martin auront quant à elles l'opportunité de se faire un nom avec cette station.

Le président de Sortir FM, Louis Massicotte, répète depuis des semaines qu'il va respecter toutes les conditions de licence de sa station, soit parler de tourisme et de culture, diffuser ses émissions en différé (avec quelques secondes de retard) et se limiter à six minutes de publicité par heure. Après le lancement de la station hier, il faut bien lui donner raison.

Par exemple, Robert Gillet a parlé de la controverse entourant le Red Bull Crashed Ice hier matin, un sujet d'actualité, mais qui est aussi un événement touristique. Comme le tourisme et la culture sont des sujets très larges et omniprésents dans la ville de Québec, il sera difficile pour les détracteurs de la station de la prendre en défaut.

M. Massicotte a trouvé une brèche dans le monde de la radio à Québec et il l'exploite. On se doit d'applaudir. Surtout qu'il est peut-être un train de redonner vie à un média qui vivotait. Reste à savoir si la station retrouvera le chemin de la rentabilité avec le peu de publicité qu'elle peut vendre et si les auditeurs adopteront ce produit nouveau, qui joue un peu dans les plates-bandes de la radio de Radio-Canada, mais sur un ton plus rose bonbon.




Finances : Un déficit record en Ontario

04 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - ONTARIO - Le gouvernement de l'Ontario s'apprête à battre le record de déficit enregistré par le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae.

Lors d'un discours devant le Club économique et l'Empire Club de Toronto, le ministre des Finances, Dwight Duncan, a confirmé mardi que le déficit de la province atteindra 18 milliards de dollars au cours des deux prochaines années.

Le plan de sauvetage du secteur de l'auto et les investissements en infrastructures, jumelés à une baisse de revenus, explique l'importance du déficit ontarien. En 1993, le gouvernement Rae avait déclaré un déficit de 12 milliards de dollars.

Le premier ministre Dalton McGuinty prépare les Ontariens à une longue période d'incertitude.

M. McGuinty révèle que le budget contiendra un plan pour créer des emplois dans l'immédiat. Queen's Park veut également reconstruire les bases de l'économie ontarienne.

La stratégie du gouvernement de l'Ontario de dévoiler le montant du déficit provincial avant le dépôt du budget ressemble à celle adoptée par le gouvernement Harper en janvier. Mais contrairement à Ottawa, qui avait dévoilé l'information cinq jours avant le budget, le ministre Duncan a choisi de le faire plus de trois semaines à l'avance.

Le budget de l'Ontario sera présenté le 26 mars.




Accident d'avion d'Amsterdam : un altimètre défectueux dans l'appareil

04 03 2009

( The Associated Press et La Presse Canadienne ) LA HAYE - Une altimètre défectueux pourrait avoir joué un rôle dans l'accident d'un avion de la Turkish Airlines qui a fait 9 morts aux Pays-Bas, selon les enquêteurs néerlandais.

L'Autorité néerlandaise de sécurité aérienne (NOS) affirme que l'avion était en pilote automatique lors de son atterrissage et que l'altimètre défectueux a entraîné une perte de vitesse avant le crash.

"D'après la boîte noire, il apparait que les pilotes ont immédiatement remis les gaz, à pleine puissance, mais il était trop tard", a affirmé le responsable des enquêteurs Pieter van Vollenhoven.

Il a précisé que l'avion avait connu deux fois des problèmes avec son altimètre avant l'accident. La société Boeing a été avertie afin qu'elle puisse prévenir ses clients, a-t-il ajouté.

L'avion s'est écrasé il y a une semaine alors qu'il était en phase d'atterrissage à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. L'accident a fait neuf morts, dont les deux pilotes, et 86 blessés parmi les 135 occupants de l'appareil.




Direction de l'ADQ
Eric Caire pourrait laisser tomber

04 03 2009

( Canoê - La Presse Canadienne - Rémi Nadeau ) - Éric Caire pourrait renoncer à se lancer dans la course à la direction de l'Action démocratique du Québec.

Toujours en réflexion, le député de La Peltrie a confié mardi à La Presse Canadienne qu'il pourrait choisir de se retirer, parce qu'il redoute le résultat des discussions en cours à l'exécutif du parti sur certains aspects des règles de la course au leadership.

«Je ne ferai pas de cachettes, je sais ce que je veux. Mais les règles seront déterminantes dans mon choix. Il y a des éléments dans les règles qui pourraient faire en sorte que je n'aie plus aucun intérêt», a insisté le candidat pressenti, en pesant ses mots, au cours d'un entretien téléphonique.

De retour de vacances, M. Caire dit avoir entendu «certaines choses» émanant du bureau de direction de l'ADQ, qui planche sur les règles de la première course de son histoire, mais il a catégoriquement refusé d'identifier les éléments qui l'indisposent à ce point.

«Je réserve mes commentaires pour plus tard, parce que je ne veux pas créer une polémique autour de ça», a-t-il dit, ajoutant tout de même que «si les règles vont à l'encontre de choses qui sont fondamentales pour moi, je vais passer mon tour».

Il a par contre précisé que l'éventualité que le parti exige un dépôt de 25 000 $ aux candidats ne lui pose pas de problème.

Sa position constitue un revirement, puisqu'il avait jusqu'ici relié sa réflexion à des préoccupations d'ordre familiale.

Le bureau de direction de l'ADQ doit dévoiler les règles entourant la course à la succession de Mario Dumont dans un délai de deux semaines suivant le départ effectif du chef démissionnaire, ce vendredi.

Une source a confié à La Presse Canadienne que la date de couronnement du prochain chef causait des frictions au sein de l'exécutif, ce qu'a toutefois nié le président du caucus des députés adéquistes, Janvier Grondin.

Le député de Beauce-Nord, qui siège à l'exécutif, soutient que les membres sont toujours en attente des recommandations formelles du comité formé pour déterminer la formule retenue de course au leadership, composé notamment de l'ex-député Sébastien Proulx et de Marc-André Gravel.

Un autre candidat?

Pendant que M. Caire se laisse tirer l'oreille, l'ex-député Richard Merlini a fait savoir qu'il songeait à se lancer dans la course.

M. Merlini a révélé à La Presse Canadienne mardi qu'il est intéressé par le poste et qu'il s'accorde une période de réflexion.

«Il faut trouver la personne qui saura le mieux rassembler les troupes et rebâtir le parti. Est-ce que c'est Richard Merlini, peut-être», a-t-il indiqué en entrevue téléphonique.

Celui qui a été député de Chambly entre mars 2007 et décembre 2008 a indiqué qu'il attendait lui aussi de connaître les règles entourant la course avant d'arrêter sa décision.

M. Merlini a par ailleurs précisé qu'il souhaitait discuter avec les autres députés ou ex-députés adéquistes qui se disent en réflexion, dont Éric Caire, François Bonnardel et Christian Lévesque.

Même s'il soupèse ses propres chances, il n'écarte pas la possibilité de se ranger derrière un autre candidat qui aurait suffisamment d'appuis pour rallier les troupes et favoriser la relance de l'ADQ.

«Est-ce que j'ai de l'intérêt? Oui. Mais il faut être assez humble pour reconnaître que, malgré les talents qu'on a, quelqu'un peut être capable de mieux faire progresser les choses et se rallier à lui», a-t-il confié.

L'ex-député de Chambly s'est fait connaître du public en talonnant, à l'Assemblée nationale, le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, sur le prix de l'essence.

En tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière de ressources naturelles, il avait tourné en dérision le de projet de loi du ministre visant à forcer les pétrolières à justifier leurs hausses de prix, en utilisant l'expression «l'indice Béchard à la pompe».

M. Merlini, père de trois enfants, a pu reprendre son emploi de directeur général d'une imprimerie à Saint-Lambert, près de Montréal, après avoir subi la défaite électorale le 8 décembre dernier.

Jusqu'ici, à l'extérieur du parti, seul le maire de Huntingdon, Stéphane Gendron, a manifesté de l'intérêt pour la succession de Mario Dumont.

Toutefois, il continue de fermer la porte à une possible candidature à court terme, aspirant plutôt à prendre les rênes du parti en 2012, juste à temps pour la prochaine élection générale au Québec.




Chine : forte hausse du budget de l'armée malgré la crise économique

04 03 2009

( Agence France Presse ) - PEKIN — La Chine a annoncé mercredi une hausse de près de 15% de son budget militaire en 2009, une progression encore soutenue malgré la crise économique et qui devrait inquiéter les Etats-Unis et le Japon.

En 2009, les dépenses de la troisième économie de la planète pour ses armées s'élèveront à 480,68 milliards de yuans (près de 56 milliards d'euros), soit +14,8% sur un an, a révélé le porte-parole du Parlement, Li Zhaoxing, à la veille de l'ouverture de la session plénière annuelle.

Une augmentation qu'il a qualifiée cependant de modeste.

Si en 2008, le budget militaire avait augmenté de 17,6% sur un an, avec cette nouvelle progression, il a doublé par rapport à 2006. "On pouvait s'attendre qu'avec le ralentissement économique, le rythme de progression ralentisse également, comme nous l'avons vu aux Etats-Unis", a dit Ralph Cossa, président du Forum du Pacifique au sein du Centre des études internationales et stratégiques.

Les dépenses, qui représentent 6,3% du budget total du pays, iront principalement à l'amélioration du niveau de vie des soldats et à la modernisation de la plus grande armée du monde (2,3 millions d'hommes).

"Traditionnellement en Chine, nous disons que l'armée aime le peuple et que le peuple soutient l'armée. Si le niveau de vie des gens augmente, pourquoi celui de nos frères soldats ne devrait-il pas aussi augmenter?", a lancé Li Zhaoxing. Ce dernier a aussi soutenu que l'armée chinoise, pilier du régime communiste, devait s'adapter aux conflits nouveaux et à la menace terroriste et "renforcer les investissements dans les domaines des technologies de l'information".

De plus, a-t-il indiqué, les installations militaires endommagées par le tremblement de terre de l'année dernière doivent être réparées. Ces dernières années, les responsables chinois ont souvent mis en avant la nécessité d'améliorer les soldes pour expliquer une grande partie de la progression du budget de la défense.

Tout en brandissant la Charte des Nations unies, M. Li, ancien ministre des Affaires étrangères, a cependant souligné que l'armée chinoise ne représentait "aucune menace pour d'autres pays". La Chine suit "fermement la voie du développement pacifique" et n'a pas de "supoosées dépenses militaires cachées", a-t-il poursuivi.

Les Etats-Unis critiquent régulièrement le manque de transparence de ce budget et la menace potentielle que représentent pour la sécurité dans la région les ambitions militaires chinoises.

M. Li a relevé que les dépenses militaires chinoises représentaient seulement 1,4% du produit intérieur brut contre, a-t-il dit, "en moyenne plus de 4% pour les Etats-Unis et plus de 2% pour des pays comme la Grande-Bretagne et la France". "Si on compare avec les autres pays dans le monde, on peut dire que les dépenses militaires chinoises sont relativement peu élevées", a-t-il jugé, rappelant le nombre de Chinois (1,3 milliard) et la taille du pays.

A titre de comparaison, le budget américain de base est de 533,7 milliards de dollars sur l'année fiscale 2010, soit une hausse de 4% par rapport aux 513,3 milliards de 2009.

Mais certains experts estiment que le chiffre officiel chinois ne reflète pas la réalité.

"L'estimation du véritable budget est trois à quatre fois plus élevée. Mais quand la Chine développe des missiles ou des fusées, nous ne savons pas si le coût est inclus dans le budget", explique M. Cossa. "La vraie question est de savoir où va le développement militaire de la Chine", ajoute-t-il.




Jugée illégale, une école reçoit quand même des enfants

04 03 2009

( Marie Allard - La Presse ) - Les 150 enfants du groupe religieux La Mission de l'Esprit-Saint, de Joliette, ne vont pas à l'école comme tout le monde. En 2007, la Cour supérieure du Québec a fait fermer l'école illégale qu'ils fréquentaient, l'Institut Laflèche. Depuis, la plupart sont éduqués par leurs parents ou se regroupent clandestinement dans des maisons privées. Certains continuent même d'aller à l'Institut Laflèche pour des activités dites «parascolaires», a constaté La Presse. Les membres de la Mission croient que la Terre n'est pas ronde et que le soleil est le reflet du feu de l'enfer.

L'Institut Laflèche, une école illégale appartenant au groupe religieux La Mission de l'Esprit-Saint de Saint-Paul-de-Joliette, a été fermée par une ordonnance de la Cour supérieure du Québec en juin 2007. Elle semble toutefois toujours fréquentée, a constaté La Presse en se rendant au bâtiment qui abrite l'Institut Laflèche.

Trois fillettes, vêtues d'uniformes sur lesquels était brodée l'inscription «Institut Laflèche», nous ont répondu. Nous y avons vu plusieurs autres enfants, soit devant l'école, soit à l'intérieur, en attendant qu'un adulte vienne nous parler. Questionnée sur la présence de jeunes alors que l'Institut doit être fermé, une dame aux cheveux blancs a sèchement répondu: «C'est le cours de chant», avant de nous ordonner de partir. «C'est privé, ici», a-t-elle dit. Il était 9h50 en matinée, un jour d'école.

La Presse a également téléphoné à la Mission, hier. Leur porte-parole a refusé de nous parler.

Les membres de la Mission de l'Esprit-Saint de Joliette vénèrent leur fondateur, Eugène Richer dit La Flèche, qu'ils considèrent comme étant l'Esprit-Saint. Ce policier montréalais mort en 1925 est, selon eux, la troisième personne de la Sainte-Trinité, avec Jéhovah et Jésus-Christ. Ses fidèles croient que la Terre est en forme de poire, que le Soleil n'existe pas (ce serait le reflet du feu de l'enfer). Ils sont encouragés à se marier jeune, à faire beaucoup d'enfants et à avoir «horreur du monde» extérieur. Leur devise, inscrite sur une grande pancarte à l'entrée de leur terrain, est «La régénération de l'humanité par l'eugénisme».

Leur école illégale, qui a fonctionné pendant une trentaine d'années, accueillait 150 élèves au moment de sa fermeture (d'abord par injonction interlocutoire, en 2004). Depuis, la plupart de ces enfants n'ont pas été inscrits dans des écoles régulières. Ils sont éduqués par leurs parents ou se regroupent dans des maisons privées.

Aucune visite du ministère de l'Éducation cette année

Le 4 juin 2007, la Cour supérieure du Québec a été claire. Elle a émis une «ordonnance d'injonction finale et permanente» enjoignant l'Institut Laflèche et ses employés (rémunérés ou bénévoles) de s'abstenir de dispenser des services éducatifs à l'Institut ou ailleurs. Des activités parascolaires (culturelles, sportives, musicales et religieuses) peuvent toutefois se dérouler à l'Institut.

C'est au ministère de l'Éducation que revient la tâche de vérifier l'application de la décision de la Cour. Dès le 26 septembre 2007, le Ministère s'est rendu sur place et y a vu «une quarantaine d'enfants qui entraient et sortaient de l'édifice, certains avec un étui de musique», indique un document obtenu par La Presse grâce à la Loi d'accès à l'information. Quatre autres visites du Ministère ont suivi. Une seule a permis de voir des jeunes (cinq). La dernière a eu lieu le 10 juin 2008 ; rien n'a été fait cette année.

Malgré la présence d'enfants, le Ministère n'a pas sévi. «Nos observations nous ont permis de constater qu'il n'y avait plus de services éducatifs qui étaient dispensés, a dit lundi Stéphanie Tremblay, porte-parole du Ministère. Par contre, ce qu'on m'indiquait, c'est qu'il est possible qu'il y ait des activités parascolaires.» En matinée, la semaine, il est permis de faire du parascolaire.

Les examens annuels ne sont plus obligatoires

Le gros hic, c'est que même si l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans au Québec, la Loi sur l'instruction publique permet d'obtenir une dispense pour éduquer un enfant à la maison. Il faut toutefois que le jeune reçoive un enseignement équivalent à ce qui est dispensé à l'école, «d'après une évaluation faite par la commission scolaire», précise la loi.

En 2006, les résultats des 200 élèves éduqués à la maison évalués par la commission scolaire des Samares (CSDS) étaient désastreux, selon Radio-Canada. En maths, leur taux de réussite était de 59% au primaire, mais chutait à 27% au secondaire. En lecture, il était de 61% au primaire, mais de 48% en français au secondaire. On estimait alors que les trois quarts de ces élèves étaient membres de la Mission.

Fait troublant, La Presse a appris que la commission scolaire n'oblige plus les enfants scolarisés à la maison à passer des examens. «Ce n'est plus les mêmes exigences, a dit Marie-Élène Laperrière, porte-parole de la CSDS. Ils ont la possibilité de faire les examens ou de faire évaluer le portfolio. Il y a deux possibilités.» Le portfolio est un dossier illustrant la progression de l'enfant, avec des exemples de tests, de dictées et de «situations d'apprentissage». Cette année, 230 élèves scolarisés à domicile sont inscrits à la CSDS.




L'alcool à l'écran incite à boire

04 03 2009

( Agence France-Presse - Paris ) - Les films et les publicités mettant en scène des boissons alcoolisées ont un effet immédiat sur la consommation d'alcool du public, ont montré des chercheurs néerlandais et canadiens dans une étude publiée mercredi dans la revue Alcohol and Alcoholism.

En France, la loi Evin de 1991 interdit la publicité pour l'alcool au cinéma et à la télévision. Mais les députés français doivent examiner, dans les jours qui viennent, un amendement actualisant cette loi en autorisant la publicité pour l'alcool sur Internet. Une mesure défendue par la puissante filière vinicole, mais qui suscite l'opposition des acteurs de la lutte contre l'alcoolisme.Pour leur part, les personnages de fiction affichant un goût prononcé pour la boisson comme Sue Ellen dans la série américaine Dallas peuvent remplir leur verre jusqu'à plus soif.

Rutger Engels (Institut des sciences du comportement de l'Université Radboud à Nimègue, Pays-Bas) et ses collègues ont mené une étude sur l'impact des images montrant de l'alcool ou des personnages en train de boire.

Quatre-vingts étudiants, de sexe masculin et âgés de 18 à 29 ans, ont été recrutés pour cette expérience. Ils étaient invités à venir accompagnés d'un ami du même sexe dans un laboratoire de l'université aménagé en une confortable chambre d'étudiant avec cinéma à domicile.

A leur disposition : canapé cuir, fauteuil, téléviseur grand écran, table basse avec cendrier, cacahuètes et chips, et à portée de la main un réfrigérateur avec bières, vins et sodas.

Les cobayes ont été divisés en quatre groupes. Vingt d'entre eux ont visionné le film American Pie 2 (boissons alcoolisées montrées à 23 reprises et 18 scènes où les personnages boivent de l'alcool), avec une coupure publicitaire pour de l'alcool. Vingt ont regardé le même film, mais avec une coupure commerciale «neutre», sans publicité pour de l'alcool.

Deux autres groupes ont regardé le film 40 jours et 40 nuits, également une comédie au contenu assez leste, mais où les boissons alcoolisées sont montrées 15 fois avec seulement trois scènes où les personnages boivent de l'alcool. Là aussi deux options de coupure publicitaire étaient proposées.

Sur une période d'une heure, les étudiants exposés aux images d'alcool à la fois dans le film American Pie 2 et la publicité ont bu en moyenne environ 3 bouteilles de 200 ml d'alcool, contre seulement la moitié (une bouteille et demie) pour ceux ayant regardé 40 jours et 40 nuits sans publicité pour de l'alcool.

Cette étude «montre clairement» que les images d'alcool dans les films et les publicités «peuvent fonctionner chez des buveurs comme un signal qui agit sur le besoin irrésistible de boire et la consommation d'alcool qui en résulte», a déclaré le Pr Engels.

«Cela implique, par exemple, que lorsque vous regardez une publicité pour une marque particulière de bière, non seulement vous serez davantage tenté d'acheter cette marque la prochaine fois que vous ferez vos courses, mais aussi que vous pouvez ouvrir immédiatement votre réfrigérateur pour y prendre une bière».

«Bien que nous ne plaidions évidemment pas en faveur d'une interdiction de l'alcool dans les films, cela pourrait être une idée d'avertir clairement le public, et particulièrement les parents, d'abord que les films montrent des images d'alcool et ensuite que ces images influent directement sur la consommation d'alcool», ont souligné les chercheurs.




Concert
Le retour de Michael Jackson?

04 03 2009

( Le Journal de Québec ) - Michael Jackson, qui n'est plus monté sur scène depuis des années, pourrait faire son comeback en donnant un concert à Londres cet été, croit savoir la presse britannique.

Sky News et d'autres médias rapportent qu'il se produira pour une série de spectacles dans l'ancien Dôme du Millénaire, rebaptisé O2 Arena.

Il ne s'agit que de spéculations, a tempéré aujourd'hui Celena Aponte, la porte-parole de la pop star, tout en indiquant qu'une annonce serait faite à son sujet jeudi dans cette même salle.

L'O2 est un site de choix pour les retours: Prince y a donné 21 concerts en 2007 et Britney Spears y a programmé huit dates en juin prochain.

La dernière fois que Michael Jackson s'est produit en public en Grande-Bretagne remonte aux World Music Awards. Il devait chanter We Are the World mais il n'en avait entonné que quelques lignes avant de quitter la scène.




Reprises hypothécaires
Augmentation de 39%

04 03 2009

( Annie Saint-Pierre - Le Journal de Québec ) - Le nombre de reprises hypothécaires par les institutions financières continue sa montée vertigineuse en février dernier alors 201 résidences ont été saisies à la grandeur de la province. À lui seul, Desjardins a repris 51 résidences, soit une hausse de 59% alors qu’il se dit plus tolérant envers ses détenteurs d’une hypothèque.

La récession, le resserrement des conditions de crédit ainsi que la crise économique et financière et les nombreuses pertes d’emplois qui en découlent commencent donc à se faire sentir plus difficilement dans le marché immobilier québécois et auprès des prêteurs hypothécaires. Selon le relevé mensuel de la firme GDL Crédit Ressources à Québec, au moins 201 résidences ont été reprises, le mois dernier, des mains de leur propriétaire québécois qui étaient en défaut de paiement.

Il s’agit d’une croissance importante de 39% sur les 145 propriétés qui avaient été saisies à pareille date l’an dernier au Québec.

Depuis le début de l’année 2009, il est inquiétant de constater que 463 résidences ont été saisies ou délaissées volontairement par leurs propriétaires en raison de difficultés financières.

En janvier et février 2008, les institutions financières avaient procédé à 332 saisies résidentielles au Québec.

Desjardins

Alors que les principales banques canadiennes disent être épargnées par le nombre grandissant de saisies d’habitations au Québec, le Mouvement Desjardins admet subir les contrecoups de la récession. “Nous observons effectivement un phénomène de perte de revenus engendrés par la crise économique chez nos clients”, dit Mme Nathalie Genest, conseillère en communication au Mouvement Desjardins, le principal prêteur hypothécaire au Québec.

Desjardins a repris 51 résidences à travers le Québec en février dernier, soit une hausse de 59% sur les 32 saisies que cette institution financière a réalisées à pareille date l’an dernier.

La coopérative québécoise se dit plus tolérante envers ses détenteurs d'une hypothèque en raison de la situation économique actuelle mais Mme Genest mentionne que les recours touchent plusieurs types d’emprunteurs, dont les travailleurs autonomes.

Par contre, BMO considère qu’elle n’est pas touchée par cette situation. C’est également le cas chez RBC. “Je puis vous affirmer que le taux des reprises hypothécaires demeure très bas, ainsi qu'il l'a été tout au long de 2008”, indique M Raymond Chouinard, le responsable des communications.

Jamais vu

Mais pour M. Daniel Langlois, président de la firme qui fait cette compilation des données immobilières, cette situation est du jamais vu au Québec depuis les quatre dernières années.

Les banquiers et autres prêteurs hypothécaires, ont dû enregistrer pas moins de 864 recours visant une reprise hypothécaire en février dernier, un chiffre inégalé.

Les trois quarts de ces propriétaires pris en défaut de paiement sont parvenus à s’entendre avec leur institution financière pour régulariser la situation mais le reste a dû quitter la maison, incapables de respecter leurs obligations financières.

Selon M. Langlois, rien de permet de croire que la situation cessera de s’aggraver pour la prochaine année.

Régions

Les régions les plus touchées par cette hausse très inquiétante des reprises hypothécaires sont celles de Laval-Laurentides, Montréal et la Montérégie. Les données révèlent les procédures inscrites par les institutions financières dans les bureaux de la publicité des droits de la province concernent des propriétés d’une valeur moyenne de 212 000$.

Les villes de Saint-Jérôme, Lachenaie et Terrebonne sont particulièrement plongées dans cette crise immobilière.

Dans la région de Québec, 16 propriétés ont été saisies en février dernier.




Erreur - Dossier personnel
Déclarée morte par erreur

04 03 2009

( Serge Labrosse - Le Journal de Montréal ) - Marie-Thérèse Coulombe est morte. C'est arrivé il y a déjà plus d'une semaine. Et elle n'apprécie pas du tout l'expérience.

Infirmière à la retraite, aujourd'hui auteure, bien vivante et en bonne santé, Mme Coulombe, 67 ans, a appris par courrier le 20 février qu'elle n'est plus admissible aux versements de TPS pour la période suivant son décès.

D'ailleurs, ce n'est pas à elle que l'Agence du revenu du Canada a adressé l'avis - posté à son adresse néanmoins -, mais à «la succession de feue Marie-Thérèse Coulombe». «Vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait, d'apprendre sa mort. Ce n'est pas rationnel, bien sûr, puisqu'on sait bien qu'on vit toujours; mais je vous assure qu'en lisant ça, les jambes m'ont lâché», raconte la survivante.

«J'ai tout de suite appelé ma fille. Je lui ai dit: Brigitte, je viens de recevoir la lettre que tu vas recevoir le jour où je serai morte. Je lui ai expliqué. Elle n'en revenait pas.»

«J'ai aussi appelé ma comptable. Elle m'a répondu: T'es dans la merde.»

Problèmes à l'horizon

La principale crainte de la retraitée, pour l'heure, c'est de savoir si elle recevra son pro-chain chèque de pension.

Mais il y a la Régie des rentes, son numéro d'assurance sociale, son passeport... Qu'arrivera- t-il de tout cela si l'information erronée sur son prétendu décès circule d'un ministère et d'un gouvernement à l'autre? «Vraiment, je capote !», s'est exclamée la dame lors de son appel à l'aide au Journal. Elle a alors éclaté en sanglots, pour se reprendre aussitôt, essayant d'en rire.

Réparer l'erreur

Elle n'ose imaginer les problèmes qu'elle aura, à expliquer à tout le monde qu'elle n'est pas morte.

«C'est grave, vous savez. Et je suis sûre, maintenant, que ça arrive à d'autres.»

Ayant travaillé 15 ans auprès d'une clientèle âgée, elle a écrit un livre: La vieillesse en cage. Celle qui se laisse gentiment appeler «Marie-T» a peine à imaginer le choc qu'une personne plus âgée ressentirait à l'annonce de sa propre mort. «C'est inacceptable», dit-elle.

Mais le pire, c'est qu'elle n'arrive pas à faire corriger l'erreur.

Depuis une semaine, elle se considère donc bel et bien comme morte aux yeux de l'État.

Le porte-parole de l'Agence du revenu du Canada, Serge Paradis, a refusé hier de répondre à toute question à ce sujet, invoquant la confidentialité du cas.




Interdit de jouer au hockey dans la rue

04 03 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Québec a eu beau avoir dépoussiéré ses règles pour maintenir «la paix et le bon ordre», la Ville conserve l'interdiction de jouer dans les rues ou de lancer des boules de neige. Et ce, même si de telles infractions sont plutôt rares.

Jouer au hockey dans la rue est désormais défendu dans toutes les rues de Québec. Et ce, même si Loretteville, Saint-Augustin, Saint-Émile, Sillery et Val-Bélair n'avaient pas de tel interdit jusqu'à récemment.Évidemment, les policiers ne sillonneront pas les rues à la recherche de jeunes contrevenants à épingler, souligne un porte-parole de la Ville, François Moisan. Une telle règle est en place pour éviter les abus. «Le règlement est appliqué avec parcimonie et intelligence. Il y a une différence entre jouer au hockey sur le boulevard Hamel et dans une rue de quartier. On se doit d'avoir cette règle pour nous permettre d'agir si des abus sont commis», précise-t-il. Vérification faite, aucun billet d'infraction n'a été remis depuis 2006 pour «avoir joué à un jeu dans une rue».

Le nouveau règlement instaure également à la grandeur du territoire l'interdiction de lancer des boules de neige, ce qui était permis seulement à Lac-Saint-Charles, à Loretteville et à Saint-Émile. Une telle infraction est toutefois rare puisque seulement quatre amendes ont été distribuées en trois ans. Et de ce nombre, une seule personne a bel et bien payé son amende...




Alcoa réduit la semaine de travail

04 03 2009

( Hélène Baril - La Presse ) - (Montréal) - Dans un nouvel effort pour rentabiliser ses opérations, Alcoa Canada a annoncé hier une réduction de 15% des heures de travail de tous ses employés au Québec, qui s'applique aux cadres comme aux syndiqués.

«Les actions prises à ce jour ne suffisent plus à combler les pertes qui s'accumulent», a expliqué le président d'Alcoa Canada, Jean-Pierre Gilardeau, dans un communiqué.

Depuis le retournement soudain de la conjoncture, en septembre dernier, Alcoa (AA)a annoncé une série de mesures de rationalisation qui incluent une réduction de sa capacité de production de 18% et un gel des salaires. Les activités au Québec avaient jusqu'ici échappé au couperet, puisqu'Alcoa avait décidé de commencer plus tôt la modernisation de son usine de Baie-Comeau plutôt que de réduire sa production.

Les choses sont tellement graves que le statu quo n'est plus possible, a expliqué hier le porte-parole de l'entreprise, Pierre Després.

Alcoa a donc décidé de réduire de 15% le nombre d'heures travaillées de ses quelque 13 000 employés québécois sans réduire la production des usines, ce qui devrait se traduire par une augmentation considérable de la productivité de l'entreprise.

Les mesures projetées feront l'objet de discussions avec les syndiqués et les employés concernés et l'objectif est de les mettre en application dès la fin du présent mois, fait savoir l'entreprise.

Le porte-parole n'a pas voulu préciser les économies qui devraient résulter de cette mesure, mais elle devrait «nous rapprocher de très près du seuil de rentabilité», a-t-il dit.

Même si elles bénéficient de prix avantageux pour l'énergie qu'elles consomment, les trois usines d'Alcoa Canada Première Fusion au Québec, soit à Baie-Comeau, Deschambault et Bécancour, ne sont plus rentables actuellement.

Le marché de l'aluminium, florissant il y a encore six mois, s'est détérioré rapidement et continue de se dégrader, quoiqu'à un rythme moins rapide. La baisse de la demande a généré des inventaires de 3,2 millions de tonnes, un niveau jamais vu, et les prix du métal ont fondu de 60% depuis l'été.

Malgré la conjoncture difficile, Alcoa Canada ne remet pas en question ses projets d'expansion au Québec, a souligné son président. «Ces mesures ne remettent pas en question les grands axes de développement choisi par Alcoa, a dit Jean-Pierre Gilardeau. Elles visent en fait à nous positionner de façon optimale pour profiter de la reprise dès qu'elle se manifestera.»

Par ailleurs, deux autres entreprises du secteur des métaux ont annoncé hier d'autres mesures destinées à contrer les effets du ralentissement économique. US Steel Canada fermera temporairement son usine d'Hamilton en Ontario et mettra fin définitivement à ses activités de Lake Erié, ce qui touchera 2100 employés.

Le producteur de nickel Vale Inco, de Toronto, a annoncé de son côté la suppression de 900 emplois dans le monde, dont 400 au Canada.




Trois militaires canadiens tués en Afghanistan

04 03 2009

( La Presse Canadienne - Kandahar, Afghanistan ) - Trois militaires canadiens ont péri et deux autres ont été blessés dans un attentat à la bombe survenu ce mercredi dans le Sud de l'Afghanistan.

L'identité des trois victimes a déjà été dévoilée; il s'agit de l'officier Dennis Raymond Brown et des caporaux Dany Olivier Fortin et Kenneth Chad O'Quinn. Quant aux deux blessés, on les dit en assez bonne santé mais leur identité n'a pas été dévoilée.Les militaires circulaient à bord d'un véhicule blindé dans le district d'Arghandab, au nord-ouest de Kandahar, une zone que l'on dit habituellement calme, lorsqu'ils ont été la cible de l'attaque.

Le nouveau commandant des troupes canadiennes basées en sol afghan, le Brigadier-général Jon Vance, a indiqué que peu après l'attentat, les cinq victimes ont été évacuées à l'hôpital de la base aérienne de Kandahar.

Au cours des dernières semaines, les militaires canadiens, aidés d'hélicoptères de surveillence et de drones, ont augmenté leurs patrouilles le long des routes afin de neutraliser les activités des poseurs de bombes.

Depuis le début de la mission canadienne en Afghanistan, en 2002, 111 militaires, deux travailleurs civils et un diplomate ont perdu la vie. Plus de la moitié des décès sont imputables aux explosions de bombes artisanales en bordure de routes.

La dernière perte de vie canadienne en Afghanistan remonte au 31 janvier dernier. Ce jour-là, Sean Greenfield, 25 ans, avait lui aussi été tué par une bombe artisanale qui avait sauté au passage de son véhicule blindé dans le district de Zhari, à l'ouest de Kandahar.




Québec dépoussière ses interdits

04 03 2009

( Pierre-André Normandin - Le Soleil ) - (Québec) - Faire du ménage permet parfois de faire des découvertes étonnantes. Encore à uniformiser ses règlements hérités des villes fusionnées, Québec a décidé lundi de reléguer aux oubliettes une panoplie de règles qui servaient à maintenir «la paix et le bon ordre», mais devenues avec le temps désuètes. Et parfois loufoques.

À lire les interdits abandonnés dans le nouveau règlement adopté lors du conseil municipal de lundi soir, les municipalités fusionnées avaient bien besoin d'un bon coup de balai. À commencer par les règles de l'ancienne Ville de Québec, dont la première mouture remonte à 1865. Rappelant une époque où la sonnette électrique appartenait encore à la science-fiction, on y défendait aux citoyens de briser le marteau des cloches de porte...

La religion

Plusieurs interdits abandonnés évoquent un passé fortement teinté par la religion. Ainsi, s'il est toujours défendu d'injurier une personne, Québec a décidé de retirer les amendes pour les gens surpris à «blasphémer, sacrer ou prononcer des jurons». Encore jusqu'à récemment, les blasphémateurs étaient passibles d'une contravention de 75 $ à 1000 $ en vertu de son règlement sur la paix et le bon ordre.

Autre héritage religieux, Québec et Sainte-Foy proscrivaient toute interruption «d'une assemblée de personnes réunies pour un office religieux». À l'époque, les élus avaient cru bon préciser qu'il était également mal vu de perturber toute cérémonie funèbre. Profitant de la refonte des règles pour les moderniser, les autorités municipales ont décidé d'abandonner ces subtilités religieuses, puisqu'il est déjà interdit «dans un endroit public ou tout bâtiment (...) de faire quelque tumulte».

Le «hideux»

Certaines anciennes règles laissaient également perplexe devant leur flou. Ainsi, plusieurs des villes fusionnées interdisaient «d'exposer à la vue toute chose hideuse ou monstrueuse». Condamnation quelque peu subjective et difficile à établir en cour, Québec a préféré abandonner ce critère.

Québec tourne la page sur un règlement de Vanier qui invitait les gens à bien se tenir... sur les bancs de parc. Il y était proscrit de s'y tenir debout, de s'y coucher ou tout simplement d'occuper plus d'une place assise.

Et les animaux

Plusieurs anciennes villes limitaient la présence - voire bannissaient - «des appareils de jeux de boules et jeux électroniques dans les commerces ou centres commerciaux». Le nouveau règlement laisse ainsi tomber l'interdit que Loretteville et Saint-Émile avaient édicté contre les arcades.

Québec a également profité de cet exercice pour faire disparaître certains règlements devenus caducs avec le temps. Une loi interdisant désormais toute cruauté animale, la Ville n'a pas cru bon maintenir la défense «de participer ou d'organiser des spectacles brutaux, des combats de coqs ou de chiens».

Dans un registre plus permissif, les commerçants de Charlesbourg seront certainement heureux d'apprendre que Québec lève l'interdiction qui les empêchait «d'étaler en vitrine tout imprimé ou objet érotique».

Et les gens de Vanier auront sans doute le coeur à la fête en apprenant qu'ils peuvent désormais assister à des spectacles munis d'un sifflet, ce qui leur était interdit jusqu'à présent. Mais attention, un porte-parole de la Ville, François Moisan, rappelle que les gens doivent modérer leurs ardeurs. Les siffleurs trop enthousiastes peuvent toujours d'être accusés d'avoir troublé la paix.




Légaliser le pot pour sauver l'économie?

04 03 2009

( Nicolas Bérubé - La Presse ) - (Los Angeles) - Frappés par la crise économique, les Américains revisitent une idée controversée: légaliser (et taxer) la marijuana. Des élus et des économistes font ces jours-ci des sorties publiques pour appuyer le projet. La Californie y voit des revenus potentiels d'un milliard par année.

La légalisation de la marijuana inspire depuis longtemps les scénaristes et les vedettes hip-hop. Ces jours-ci, c'est au tour des élus, des policiers et des économistes de vanter les vertus du pot légal aux États-Unis.

La guerre à la marijuana coûte des milliards à chaque année et semble aller nulle part. Les prisons débordent à cause des petits revendeurs de pot. Et l'herbe la plus vendue sur le marché noir ne rapporte pas un sou en taxes aux gouvernements, qui se battent aujourd'hui avec des déficits records.

Il n'en fallait pas plus pour qu'émerge l'idée de légaliser et taxer la plante illégale la plus vendue aux États-Unis. Après tout, c'est durant la Grande Dépression, en 1933, que Franklin Roosevelt a autorisé la vente d'alcool, mettant un terme à la Prohibition.

Activité rentable

La très sérieuse chaîne économique CNBC a lancé le bal, la semaine dernière, en diffusant un long reportage sur l'industrie de la marijuana aux États-Unis. On y apprenait que la culture du cannabis est «l'activité agricole la plus profitable» en Californie.

Le même jour, le représentant au Congrès de Californie, Tom Ammiano, de San Francisco, a déposé un projet de loi qui légaliserait la vente de marijuana aux adultes de plus de 21 ans. Selon lui, les ventes illégales de pot dans l'État totalisent 14 milliards de dollars annuellement.

«Je pense qu'ici, en Californie, nous comprenons que 14 milliards US, c'est non négligeable. L'État mériterait de pouvoir toucher sa part», a dit M. Ammiano, ajoutant qu'une partie des fonds récoltés serait investie dans les programmes pour prévenir et traiter l'abus des drogues.

Sa proposition est appuyée par le shérif de San Francisco, Michael Hennessey, et Betty Yee, la présidente du Board of Equalization - l'instance chargée percevoir les impôts. Mme Yee a calculé que le gouvernement californien pourrait toucher 1,3 milliard annuellement en taxant les consommateurs et les producteurs de marijuana.

Jeffrey A. Miron, professeur d'économie d'Harvard et collaborateur à CNN, se prononce aussi en faveur de la légalisation de la plante.

Selon lui, les grands perdants d'une légalisation du cannabis seraient les groupes criminalisés qui verraient disparaître leur meilleure source de revenus.

«La légalisation du cannabis aurait pour effet de réduire les prix, donc de rendre sa culture et son commerce peu attrayants pour les criminels», a-t-il noté.

Peu de volonté politique

Pour l'heure, la question de la légalisation du pot fait surtout l'objet de débats académiques ou régionaux : même s'il se montre moins idéologique que George W. Bush, le président Barack Obama s'est dit opposé à la légalisation du cannabis.

Or, si les courants dans l'opinion publique devaient rester les mêmes, la légalisation du cannabis aux États-Unis pourrait se produire d'ici de 12 à 15 ans, a récemment calculé le jeune gourou de la statistique et collaborateur de Newsweek, Nate Silver.

Célèbre pour avoir prédit le raz-de-marée démocrate aux dernières élections, M. Silver a remarqué un changement dans la perception de la marijuana.

«Trois sondages récents montrent que les Américains sont plus en faveur de la légalisation qu'avant», a-t-il noté sur son blogue, Fivethirtyeight.com

«Si la tendance devait se maintenir, le mouvement en faveur de la légalisation pourrait atteindre 60% de la population en 2022, 2023. D'ici là, je crois que d'autres changements, comme la légalisation du mariage gai, se seront déjà produits...»




Desjardins prévoit embaucher 1000 nouveaux employés à Lévis

04 03 2009

( Pierre Pelchat - Le Soleil ) - (Québec) - Malgré une perte colossale de 1,2 milliard $ dans les placements l'an dernier, les affaires continuent de progresser au Mouvement Desjardins. À un point tel que l'empire coopératif prévoit embaucher plus de 1000 nouveaux employés d'ici trois ans à Lévis, particulièrement dans le domaine des assurances.

C'est ce qu'a indiqué, hier, au Soleil, le directeur des communications chez Desjardins Sécurité financière (DSF), Claude Beauchamp.«Seulement chez nous, nous avons recruté de 80 à 100 employés par année depuis 10 ans avec la croissance de nos ventes. Nous avons de 40 à 50 postes à combler actuellement. Il y a eu aussi des augmentations dans les assurances générales et dans les activités de la Fédération des caisses et cela continue», a-t-il affirmé.

Desjardins étudie depuis quelques mois la possibilité d'avoir plus d'espaces de bureaux pour loger tout ce nouveau personnel à venir. L'hypothèse de construire un nouvel immeuble de grand gabarit d'une dizaine d'étages à Lévis a été évoquée.

«On est en train de faire l'évaluation de nos besoins. Nous sommes en réflexion. Il y a deux possibilités, soit la construction d'un nouvel immeuble ou la location d'espaces. Assurément, ces nouveaux bureaux seront à Lévis», a dit M. Beauchamp.

Pour l'heure, les employés de Desjardins Sécurité financière à Lévis sont répartis dans cinq ou six immeubles dont celui du nouveau campus de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), ce qui peut affecter la productivité. Avec l'augmentation de ses ventes, Desjardins Assurances générales occupe maintenant plus d'espaces de bureaux à Lévis. Cette composante est locataire d'un nouvel immeuble sur le boulevard de la Rive-Sud.

Pas de report

M. Beauchamp a nié que Desjardins ait annulé ou reporté la décision de se donner de nouveaux locaux en raison des mauvais résultats financiers qui ont été dévoilés lundi. «La décision ne peut avoir été reportée parce que nous ne sommes pas encore prêts à faire un choix. Nous sommes en réflexion et il n'y a pas d'urgence pour prendre une décision. C'est prématuré», a-t-il soutenu.

En 2008, les revenus en primes d'assurance chez DSF ont bondi 9,2 % malgré un contexte économique difficile. Au cours des deux dernières années, cette filiale a décroché d'importants contrats d'assurances collectives en Ontario, à Terre-Neuve et dans l'Ouest canadien.

Du côté de l'assurance générale, l'augmentation de la valeur des primes n'a été que de 2 %. L'an dernier, cette composante a lancé une offensive en Ontario qui lui a permis d'augmenter ses revenus d'assurance de 6 % sur le marché individuel des particuliers au Canada.

Desjardins a inscrit une perte majeure à son bilan de 2008 à la suite de la dévaluation de 891 millions $ des placements en papier commercial adossé à des éléments d'actifs non bancaires (PCAA). Des pertes de 341 millions $ ont également été enregistrées dans d'autres placements et par la radiation d'actifs.

Les dévaluations à répétition ont ramené les excédents du Mouvement à 78 millions $ en 2008 comparativement à 1,1 milliard $ l'année précédente.




Michèle Richard: «Savez-vous que la Terre va trembler?»

04 03 2009

( Caroline Touzin - La Presse ) - Au moment de son arrestation, Michèle Richard a fait cette mise en garde aux policiers de la Sûreté du Québec qui l'ont interceptée pour conduite avec les facultés affaiblies il y a plus de trois ans, à Saint-Sauveur.

Le procès de Mme Richard, interrompu depuis un an, a repris hier au palais de justice de Saint-Jérôme. L'agent Michel Dessert, de la Sûreté du Québec, y a décrit en détail le comportement de la vedette du showbiz québécois le jour de son arrestation.

Mme Richard, 61 ans, a fait une série de déclarations référant à son statut de vedette, selon le témoignage de l'agent Dessert. «S.V.P., arrêtez. Savez-vous ce que ça va faire dans tout le Québec?», a-t-elle demandé aux policiers lors de son transport au poste de police.

La chanteuse avait une «haleine d'alcool» et les «yeux vitreux» au moment de son arrestation le 23 décembre 2005, selon le policier. Une fois arrivée au poste, elle avait une démarche «chancelante». Elle a dû appuyer une main sur un mur pour ne pas vaciller, a raconté l'agent devant le juge Jean Sirois de la Cour du Québec. «Savez-vous que la Terre va trembler? Je veux juste parler à mon avocat», lui a dit Mme Richard.

Une fois au poste, Mme Richard a d'abord refusé de souffler adéquatement dans l'alcootest. Elle a ensuite échoué à deux reprises l'alcootest avec des taux de 0,144 et de 0,135, soit près du double de la limite permise (0,08). Mme Richard avait alors très envie d'uriner. Les policiers l'ont fait patienter, car ils voulaient qu'une policière l'accompagne. «Voulez-vous que je le fasse drette icitte?», a-t-elle menacé.

Mme Richard est restée environ deux heures au poste de police. Avant de la libérer, les policiers ont suspendu son permis de conduire et l'ont informée de la date de sa comparution en cour. Mme Richard a déclaré qu'elle avait un spectacle ce jour-là au Casino. «Vous viendrez me chercher avec vos fusils au Casino», a-t-elle lâché. Elle a aussi averti les policiers qu'ils deviendraient «populaires» en l'arrêtant, en plus de leur conseiller d'appeler «leurs avocats».

Le 23 décembre 2005, à Saint-Sauveur, un automobiliste a prévenu la police après avoir vu une Volvo, conduite par une femme blonde, qui louvoyait sur la route. Les policiers ont dû lui faire plusieurs signes avant que Mme Richard ne se range sur le bas-côté de la route.

En février 2008, à l'ouverture du procès, l'avocate de Mme Richard, Me Roxane Hamelin, a présenté une requête en exclusion de la preuve. Cette requête a été rejetée le jour même. Le juge Sirois a estimé que les droits de Mme Richard n'avaient pas été bafoués lors de son arrestation. Au cours du procès, Me Hamelin compte contester la fiabilité de l'appareil qui mesure le taux l'alcoolémie dans le sang.

Hier, ni Mme Richard ni son avocate n'ont voulu s'adresser aux journalistes. La vedette portait des lunettes fumées et un flamboyant manteau de fourrure dans la salle d'audience. Le procès se poursuit aujourd'hui à Saint-Jérôme. C'est la troisième fois que la chanteuse est accusée de conduite avec facultés affaiblies. Elle a été acquittée de ce chef d'accusation à Québec en 2003. Elle a aussi une cause en cours à la cour municipale de Montréal, relativement à un incident survenu en août 2006.




Afghanistan
Trois soldats canadiens tués

04 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - Trois militaires canadiens ont été tués mardi en soirée dans l'explosion d'un engin explosif au passage de leur véhicule, au nord-ouest de Kandahar. Il s'agit de l'officier Dennis Raymond Brown et des caporaux Dany Olivier Fortin et Kenneth Chad O'Quinn.

Deux autres soldats sont blessés. Leurs noms ne seront pas dévoilés. Les militaires canadiens effectuaient une patrouille de sécurité.

Ce sont 111 soldats canadiens qui ont été tués depuis de début de la mission en Afghanistan en 2002. Les engins explosifs placés en bordure de route sont responsables de la moitié de ces décès.




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04 03 2009

Afghanistan Trois soldats canadiens tués Mise à jour le mercredi 4 mars 2009 à 5 h 08 Partager Imprimer Trois militaires canadiens ont été tués mardi en soirée dans l'explosion d'un engin explosif au passage de leur véhicule, au nord-ouest de Kandahar. Il s'agit de l'officier Dennis Raymond Brown et des caporaux Dany Olivier Fortin et Kenneth Chad O'Quinn Deux autres soldats sont blessés. Leurs noms ne seront pas dévoilés. Les militaires canadiens effectuaient une patrouille de sécurité. Ce sont 111 soldats canadiens qui ont été tués depuis de début de la mission en Afghanistan en 2002. Les engins explosifs placés en bordure de route sont responsables de la moitié de ces décès. Partager




Véritable feu vert à l'agrandissement du Musée

04 03 2009

( Julie Lemieux - Le Soleil ) - (Québec) - Après des années d'attente et plusieurs annonces sans lendemain, le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) a reçu le véritable feu vert des gouvernements pour son projet d'agrandissement. Un con­cours d'architecture international sera lancé en grande pompe d'ici quelques jours pour la confection des plans de ce nouveau pavillon, dont le coût est évalué à 90 millions $.

Lors d'une entrevue au Soleil, hier, la ministre de la Culture du Québec, Christine St-Pierre, a affirmé que les détails de ce concours d'architecture seront dévoilés à l'occasion d'une conférence de presse qui se tiendra très prochainement. «C'est imminent. Le Musée pourra lancer son concours de calibre international», a-t-elle assuré.Il y a longtemps que le Musée national des beaux-arts du Québec attend ce feu vert officiel. Les gouvernements fédéral et provincial avaient confirmé leur appui commun au projet en décembre 2007, affirmant du même souffle qu'il restait des détails administratifs à régler avant de débloquer les fonds nécessaires, soit 33,7 millions $ chacun. Neuf mois plus tard, juste avant les élections fédérales, les deux ordres de gouvernement avaient annoncé la signature de l'entente Chantiers Canada, où sera puisé l'argent d'Ottawa pour ce projet. Mais depuis, plus rien. Les fonds du gouvernement fédéral se faisaient attendre.

Rare mécénat

La ministre St-Pierre a expliqué que le programme Chantiers Canada a imposé des dispositions administratives qui ont retardé la concrétisation de plusieurs projets, dont ceux de l'agrandissement du Musée, du PEPS et du Quartier des spectacles à Montréal. «Nous, on était prêts. Mais ç'a pris du temps, c'était assez long de s'entendre sur les points et les virgules. Une fois que c'est débloqué, c'est supposé se mettre sur les rails le plus vite possible», a-t-elle soutenu.

Dans le cas du Musée, Mme St-Pierre affirme que les gouvernements ont «pesé sur l'accélérateur» par respect pour le mécène Pierre Lassonde. Le président du conseil d'administration du Musée est allé chercher 30 millions $ de fonds privés pour la réalisation de cet agrandissement, a lui-même allongé au moins 4 millions $ et prêtera sa collection privée au MNBAQ.

«Que cet homme-là décide de choisir Québec pour s'impliquer, s'investir en culture, c'est un message puissant qu'il a envoyé. Ce n'est pas rien, 30 millions $. C'est le plus grand acte de mécénat au pays. Ça ne s'est jamais vu avant. Et je pense qu'on lui doit d'être diligent, de peser sur l'accélérateur. C'est la moindre des choses», a-t-elle soutenu.

La ministre a indiqué qu'elle a renoncé à annoncer le lancement du concours d'architecture international pendant le sommet Québec horizon culture pour ne pas noyer cette nouvelle dans le lot des annonces faites en rafale ce jour-là. «On va faire un événement unique, où l'on va tout consacrer à l'annonce du concours, qui sera le véritable coup d'envoi du projet.»

Signature de prestige

Mme St-Pierre estime que ce concours d'architecture fera beaucoup parler ici et à l'étranger. Une fois complété, le projet d'agrandissement deviendra à ses yeux une signature pour Québec et un incontournable pour les visiteurs. «M. Lassonde et John Porter souhaitent que l'agrandissement du Musée donne à cette bâtisse une signature de calibre international. On viendra visiter Québec, on viendra visiter le Musée, mais on regardera aussi l'architecture du bâtiment comme quelque chose d'unique», a-t-elle avancé.

En prévision de cet agrandissement, le MNBAQ a fait l'acquisition du terrain du couvent des Dominicains de Québec, qui a pignon sur rue sur la Grande Allée. Une partie du monastère devra être démolie pour faire place au nouveau pavillon, ce qui ne fait pas l'unanimité dans la capitale même si l'édifice n'aurait pas de véritable valeur patrimoniale, selon les promoteurs du projet.

L'expansion du Musée ne touchera pas l'église Saint-Dominique, prévoit la restauration de l'actuel presbytère et la préservation de la cour intérieure. En bout de piste, le MNBAQ gagnera 8000 mètres carrés et bénéficiera d'une porte ouverte sur la Grande Allée. Selon l'ancien directeur John Porter, l'institution ne pouvait exposer que 2 % de ses oeuvres en raison de l'étroitesse des lieux, alors que la norme se situe à 12 % dans les autres musées du monde.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

04 03 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 4h00 HNE mercredi 4 mars 2009

Condition:

Dégagé

Température:

-17,2°C

Pression / Tendance:

102,4 kPa / à la hausse

Visibilité:

24 km

Humidité:

55%

Refr. éolien:

-26

Point de rosée:

-24,0°C

Vent:

O 18 km/h

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le mercredi 4 mars 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Vents devenant d'ouest à 20 km/h avec rafales à 40 ce matin. Maximum moins 8.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Vents d'ouest de 20 km/h devenant légers ce soir. Minimum moins 18.

Jeudi:

Ensoleillé avec passages nuageux. Ennuagement graduel en fin de journée suivi de faible neige. Vents devenant du sud-ouest à 20 km/h le matin. Maximum moins 5.

Vendredi:

Neige ou pluie. Minimum moins 8. Maximum plus 4.

Samedi:

Ensoleillé. Minimum zéro. Maximum plus 4.

Dimanche:

Pluie intermittente. Minimum moins 5. Maximum plus 3.

Données historiques

Hier

Max:

* -6,0°C

Min:

* -16,6°C

Précip.:

* 0,5 mm

Normales

Max:

* -2°C

Min:

* -10°C

Aujourd'hui

Lever du soleil:

* 6:19

Coucher du soleil:

* 17:34




Dans les dépanneurs et épiceries
Provision de canettes Red Bull pour vendredi

04 03 2009

( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - Plusieurs épiciers font des provisions de canettes Red Bull en vue de l’opération charme de vendredi pour soutenir le retour du Crashed Ice, à Québec.

Le gérant de l’Intermarché de la rue Saint-Joseph a décidé de doubler sa commande hebdomadaire. « J’en ai commandé une dizaine de caisses de canettes de plus alors que, normalement, j’en ai huit, explique Gilbert Gauthier. Il va y avoir une demande c’est certain. »

Le commerçant espère que ça sera suffisant pour répondre à la demande à la suite de l’appel lancé par le maire de Québec. Régis Labeaume demande à la population de vider, vendredi, les tablettes des épiceries afin de séduire le producteur de boissons énergétiques.

« C’est pour donner un coup de pouce, ajoute M. Gauthier. Il ne faut pas laisser aller cet événement. J’y vais à chaque année et il ne faut pas que ça parte. »

Deux des huit représentants de Red Bull dans la région de Québec, joints par Le Journal, confirment avoir reçu plusieurs appels de clients pour hausser les commandes.

« J’ai l’impression que je vais doubler mon volume de ventes, prévoit un représentant de Red Bull. Plusieurs clients m’ont contacté pour s’assurer que je passe jeudi afin que tout soit prêt pour vendredi. On n’est pas là pour profiter de la situation mais on ne veut pas qu’ils en manquent non plus. »

Au prix coûtant

Le propriétaire du restaurant La Nouvelle-France, à la suite d’une suggestion d’un employé, a décidé d’installer, vendredi, un kiosque sur la rue, dans le Vieux-Québec, pour vendre des canettes au prix coûtant. L’homme d’affaires dit avoir reçu l’autorisation spéciale de Red Bull et des autres épiciers du secteur.

« C’est pour dire que nous sommes en accord avec le maire et l’événement. Le Crashed Ice, c’est de l’or en bar », assure le propriétaire du restaurant, Keven Quinn.

Selon un calcul rapide d’un représentant, Red Bull vend au minimum environ 8 000 canettes par jour dans la région de Québec.




Retour sans fausse note pour Robert Gillet

04 03 2009

( PIERRE O. NADEAU - Le Journal de Québec ) - Robert Gillet n’a pas perdu la main… ni son esprit cabotin, comme on l’a cons­taté, hier à son retour au micro, qui ne fut marqué d’aucune note négative; il semblait avoir repris là où il avait quitté la veille!

Départ réussi, sans controverse, mais sous le signe de l’humour, de la bonne humeur et de la diversité, de l’animateur-vedette de la nouvelle station Sortir FM.

L’animateur de À la table de Robert a lancé sa première émission au nouveau 90,3 en donnant l’heure et en enchaînant avec sa chanson fétiche Les copains d’abord. Aucune allusion au passé, comme il l’avait fait à l’occasion de son célèbre mea-culpa enregistré dans la controverse, en 2004, à son bref retour au FM 93.

Nerveux

Surmontant assez bien une grande nervosité avouée, Robert Gillet, soutenu par une équipe étonnamment diversifiée, est apparu comme un animateur contemporain, qui puisait dans ses forces du passé, favorisant l’esprit de camaraderie qui régnait en ondes.

Le fameux mandat

Si l’émission est présentée en différé (de 15 secondes), rien n’y paraît. On a droit à une radio très parlée où les sujets se bousculent « en accord avec notre mandat » a déclaré l’animateur à une équipe de RDI débarquée au beau milieu de l’émission.

On nous a fait entendre plusieurs témoignages de personnes qui se disaient heureuses de retrouver « leur Robert », dont une auditrice de Saint-Jean-Port-Joli qui suivait l’émission sur le site sortirfm.com.

Radio spécialisée

Le porte-parole de la station, Louis Massicotte, est venu défendre le concept de « cette première radio spécialisée, qui réinvente la formule »… sans véritables bulletins de nouvelles, mais avec des « agendas » lancés à répétition.

M. Massicotte a défendu qu’il respectait son mandat auprès du CRTC en diffusant de l’information générale « parce que les visiteurs de Québec veulent être tenus informés de ce qui se passe en ville ».

Un correspondant de Lévis a traité des désastreux résulats du dernier trimestre du Mouvement Desjardins. On a aussi entendu un correspondant de Paris, qui reviendra chaque mardi. Le jeudi, un autre correspondant parlera en direct de New York.

On a retrouvé les qualités d’interviewer coloré de Robert Gillet, notamment dans ses entrevues avec les dirigeants du Capitole de Québec et du Salon de l’auto de Québec.

On n’entendra à peu près pas de musique, sauf à l’occasion de la présentation de la chronique de disques.

Sortir FM est limitée à six minutes de publicité à l’heure, qui semblaient bien remplies.




Red Bull
10 M$ dépensés en trois ans à Québec

04 03 2009

( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - Red Bull a dépensé près de dix millions de dollars pour la présentation du Crashed Ice à Québec au cours des trois dernières années.

Selon des chiffres obtenus par Le Journal, le budget de la dernière édition de la compétition de patinage extrême, présentée à Québec en janvier, s’élève à 4,8 millions, dont seulement 465 000 $ proviennent des fonds publics. Ce qui signifie que Red Bull, seul commanditaire privé, assume plus de 90 % de la facture totale.

« C’est hallucinant, lance le maire Régis Labeaume. 4,8 millions, ça commence à être de l’argent pour une fin de semaine. On peut bien se permettre d’acheter une couple de canettes. »

Cette année, la Ville de Québec y a injecté 140 000 $, en plus des 175 000 $ octroyés par l’Office de tourisme de Québec. Le Bureau de la Capitale a aussi consacré 50 000 $ dans cette compétition unique et Tourisme Québec a versé 50 000 $ dans la promotion.

« C’est incroyable! Il n’y a pas un événement au Québec qui a aussi peu de financement public, souligne le maire de Québec. 140 000 $ sur 4,8 millions à Québec, moi je n’ai jamais vu ça. Je peux vous dire qu’on est gagnants. » Année après année, le budget de l’événement continue de croître en flèche. Il a d’ailleurs plus que doublé en deux ans. En 2007, le Crashed Ice a coûté 2,2 millions et 3,3 millions l’année suivante. Les données pour la première édition, en 2006, n’étaient cependant pas disponibles.

Red Bull a toujours refusé de dévoiler les sommes d’argent investies dans cet événement. Le producteur de boissons énergétiques qualifie cet investissement promotionnel de cadeau pour les citoyens de Québec. Les retombées économiques de l’événement sont évaluées à 11 millions de dollars.

Aucune entrevue

Face à la controverse, Red Bull Canada a décidé de ne plus accorder d’entrevue pour une période indéterminée. Les journalistes doivent désormais soumettre leurs questions par écrit.

À la quinzaine de questions formulées, hier, par Le Journal, la coordonnatrice aux communications, Josée Laperrière, a répondu : « L’appui démontré pour la tenue de l’événement par le maire Régis Labeaume et la population de Québec est vraiment incroyable et d’un respect mutuel. Nous continuerons de consulter toutes les parties prenantes dans le but de résoudre le statut de l’événement pour 2010. »




Condition masculine: les hommes se mobilisent

04 03 2009

( Louise Lemieux - Le Soleil ) - (Québec) - Les hommes du Québec se mobilisent. Quatre-vingt-dix-huit organismes réclament une rencontre avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc. Cinq ans après le dépôt du rapport Rondeau sur la condition masculine, le ministère n'a rien fait, ou si peu, déplorent les hommes.

«Les choses n'ont pas beaucoup bougé depuis cinq ans. On veut l'application de nos recommandations, surtout celles concernant les hommes en instance de séparation. On veut que le ministère rende public le plan d'action qu'il nous a promis», dit Gilles Rondeau, président du Comité de travail en matière de prévention et d'aide aux hommes.

Manque de ressources

M. Rondeau a envoyé une lettre au ministre Bolduc, lundi, dans laquelle il demande une rencontre dans les six prochaines semaines. Sa lettre a reçu l'appui de 98 organismes communautaires, des organismes qui s'intéressent à la réalité masculine surtout, et d'autres qui défendent la famille.

Le cas du Dr Guy Turcotte, accusé d'avoir tué ses enfants alors qu'il était en instance de divorce, illustre l'urgence d'agir du ministère et le peu de ressources existantes pour les hommes, selon M. Rondeau.

«La vie affective des hommes est souvent orientée exclusivement vers la conjointe. Quand il y a séparation, l'homme ressent un vide immense, ce qui la rend difficile à vivre. Beaucoup d'hommes en situation de séparation sont en désarroi et à risque d'un geste violent. Comme le Dr Turcotte. Les milieux d'intervention sont peu sensibilisés à la réaction des hommes et à leur façon d'exprimer leurs besoins», explique M. Rondeau.

Le professeur de l'École de service social de l'Université de Montréal, maintenant à la retraite, continue de travailler au sein d'un groupe de recherche sur la masculinité.

Rapport ignoré

Le gouvernement a mis du temps à réagir au dépôt du rapport en 2004, rappelle M. Rondeau. «Le ministère l'a finalement mis sur son site. Il a engagé un des collaborateurs de notre comité pour travailler sur un plan d'action pour appliquer nos recommandations. Mais il y a cinq ans de cela. Pas grand-chose n'a cheminé depuis. Nous irons donc à cinq pour demander au ministre de rendre public ce plan d'action», explique encore M. Rondeau.

Le rapport Rondeau proposait 16 recommandations, parmi lesquelles celles de mener des campagnes de sensibilisation sur les réalités masculines, de financer des recherches, et d'assurer une présence masculine dans les services de première ligne en santé, en services sociaux, en soins de la petite enfance, en éducation.




Rabaska achète pour 2,5 millions $ de terrains à Lévis

04 03 2009

( Pierre Couture - Le Soleil ) - (Québec) - Le consortium Rabaska, qui projette de construire un port méthanier d'un milliard de dollars sur la Rive-Sud de Québec, vient d'acquérir ses premiers terrains à Lévis.

Au cours des derniers jours, trois transactions ont permis au consortium mené par Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge d'acheter quatre terrains pour la somme de 2,5 millions $.

«Ce sont des lots nécessaires à la construction du terminal», a fait savoir mardi le porte-parole de Rabaska, Simon Poitras.

Selon ses dires, les terrains achetés s'étendent du fleuve Saint-Laurent à la route 132, puis de cette dernière jusqu'à l'autoroute 20. Deux lots acquis par Rabaska la semaine dernière comportaient des résidences.

Ces premiers achats de terrains devraient être suivis par au moins un autre très prochainement, a indiqué le porte-parole de Rabaska.

Selon les ententes conclues avec les propriétaires de ces lots, les montants des transactions incluent notamment la valeur d'achat, le taux d'indexation et les compensations négociées.

Pour l'heure, Rabaska dit avoir acheté 4 des 18 terrains nécessaires pour la construction de son terminal.

Pas d'entente avec Gazprom

Par ailleurs, Rabaska indique être toujours à la recherche d'une entente d'approvisionnement avec le géant russe Gazprom. «On continue de négocier», a signalé mardi Simon Poitras.

La crise mondiale du crédit pèse lourd sur les épaules de Gazprom. Le plus important producteur de gaz de la planète peine à trouver du financement pour ses projets de développement en Russie. Ce qui pourrait repousser la construction du terminal méthanier Rabaska.

Ainsi, le projet Rabaska pourrait d'ailleurs ne voir le jour que beaucoup plus tard que prévu (2014). Certains analystes parlent maintenant d'une entrée en service possible en 2017, et même en 2020.

La construction de Rabaska à Lévis est directement liée au développement du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la Russie). La première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses partenaires Total et StatOilHydro, nécessite des investissements de 15 milliards $US.

Gazprom et ses partenaires comptent lever 70 % du financement sur les marchés financiers. On prévoit notamment la construction d'une usine de liquéfaction et d'un terminal maritime de chargement de gaz naturel liquéfié.




«La glace est cassée». déclare Robert Gillet, soulagé

04 03 2009

( Jean-François Néron - Le Soleil ) - (Québec)- «La première est faite, ouf! La glace est cassée.»

C'est avec un soulagement senti que Robert Gillet a clos, hier matin, sa première émission à la radio touristique de Québec au 90,3 après une absence de plus de quatre ans.

Un retour inattendu, voire inespéré, pour l'animateur de 63 ans qui avait fait une croix sur la possibilité de trouver un micro. «Depuis un an ou deux, j'avais oublié l'idée de faire de la radio», confie-t-il au Soleil.

C'était sans compter sur le coup de fil de Louis Massicotte, un des hommes derrière la station Sortir FM. «Il m'a appelé au mois d'août pour me proposer de prendre part au projet. Au début, j'ai hésité, mais pas longtemps», admet M. Gillet.

En fait, ce n'était presque pas une question de choix étant donné qu'il n'a pas travaillé beaucoup au cours des dernières années. «J'ai une grande qualité. Je suis paresseux, blague-t-il. J'ai fait un peu d'immobilier, j'ai voyagé (...). De toute façon, c'est la seule chose (de la radio) que je sais faire», raconte celui qui débuté dans le métier le 19 mars 1965.

Sa longue expérience ne l'a pas empêché d'être nerveux pour sa première. «Je n'ai pas dormi la nuit précédente.» Non pas qu'il craignait de ne pas être à la hauteur ou de recevoir un accueil mitigé des auditeurs. C'est plutôt la nouveauté et l'aspect technique qui le préoccupaient.

«Ma performance en ondes n'était pas ma préoccupation. Tout est nouveau. La station est nouvelle. L'équipe est nouvelle. La technologie est nouvelle.»

D'ailleurs, si vous lui demandez d'évaluer sa prestation et celle de son équipe, il devient très critique, même si dans l'ensemble l'émission s'est bien déroulée. «J'ai vu plein d'erreurs techniques de ma part et des autres. J'ai moi-même manqué de rigueur à certains moments.»

Chose qu'il ne fait jamais, il réécoutera l'émission, ajoutant du même souffle qu'il se donne plusieurs semaines avant de «bien asseoir» son show du matin.

La fin du purgatoire?

Pour Robert Gillet, c'est un second retour derrière le micro depuis qu'il a été reconnu coupable en mars 2004 d'un chef d'accusation d'avoir eu recours aux services d'une prostituée mineure, alors âgée de 17 ans. Il avait cessé d'animer au 93,3 après son arrestation en décembre 2002.

En septembre 2004, il retournait au 93,3. Il avait été démis de ses fonctions en décembre de la même année, en raison des pressions faites sur les annonceurs du 93,3 par des animateurs de stations concurentes.

«Ce n'était pas un retour raté. Les ratings (cotes d'écoute) étaient bons. C'est à cause de la publicité que ça n'a pas marché et de la campagne destructive de CHOI, de Fillion (Jeff) et d'Arthur (André).»

Une période à laquelle il «pense encore, mais essaie d'oublier».

Des guerres qu'il ne veut pas voir se répéter. «Vous avez vu ce que j'ai fait ce matin. J'essaie de faire des rapprochements. J'ai fait écho à la pétition de Sylvain Bouchard au 93,3 et à celle de Rémy D'Anjou à Info 800 en faveur du Red Bull Crashed Ice. Ce n'est pas moi qui va partir une guerre avec les autres stations. Ça ne me tente pas. Ce n'est pas moi qui va agiter le drapeau rouge.»

Cette fois, il a l'impression «que ça peut durer longtemps». «C'est une radio positive. Je sens que les gens ont le goût de ça.» Et Robert Gillet, durera-t-il? A-t-il l'impression d'avoir fini son purgatoire? «J'espère que oui. Ce n'est pas moi qui décide.»




Defoy sera en plus accusé de possession de pornographie juvénile

04 03 2009

( Richard Hénault - Le Soleil ) - (Québec) - Déjà accusé d'avoir enlevé, séquestré et agressé sexuellement un garçon de huit ans en lui infligeant des lésions corporelles, en juillet dernier, Pierre Defoy comparaîtra aujourd'hui sous une nouvelle accusation, celle d'avoir eu en sa possession de la pornographie juvénile.

Le matériel aurait été découvert le lendemain du jour où l'homme de 51 ans de Lévis aurait commis les infractions contre le garçonnet de Saint-Romuald. En théorie, il doit revenir en cour aujourd'hui pour qu'on fixe la date de son enquête préliminaire. Il en est à cette étape depuis le mois d'octobre, moment où la communication de la preuve à son avocate, Me Sylvie Côte, a été complétée.Les infractions dont Defoy a été accusé l'été dernier avaient fait la manchette. D'après la preuve policière, le concierge dans un immeuble de la rue Belvédère a enlevé le garçonnet à Saint-Romuald. Après l'avoir placé dans le coffre de sa voiture, l'individu se serait dirigé vers Québec.

En cours de route, cependant, un citoyen a aperçu l'enfant lorsque le coffre de la voiture s'est ouvert. Le quinquagénaire serait allé le refermer avant de poursuivre sa route jusqu'à l'immeuble où il travaillait.

Alertés par le citoyen, les policiers ont retrouvé l'enfant, ligoté, dans un réservoir de mazout. Entre-temps, il aurait été agressé sexuellement.

Toujours incarcéré

À la suite de son arrestation, Defoy a subi un examen psychiatrique visant à déterminer s'il était atteint de troubles mentaux au moment de la perpétration des actes qui lui sont reprochés, puis son avocate a renoncé à demander sa mise en liberté provisoire. La communication de la preuve s'est ensuite déroulée par étapes en l'absence de l'accusé. Pour fixer la date de son enquête préliminaire, aujourd'hui, il est toutefois prévu qu'il soit présent.

Le seul antécédent judiciaire de Defoy remonte à 1992. Infirmier auxiliaire à l'Hôtel-Dieu de Lévis à l'époque, il avait été reconnu coupable d'avoir volé et trafiqué des fioles de médicaments pour satisfaire sa dépendance à ceux-ci.

Dans son dossier en suspens, Defoy fait aussi face à des accusations d'avoir incité le garçonnet à le toucher et de lui avoir infligé des voies de fait graves.




Accident de San Diego: le pilote avait choisi de survoler une zone peuplée

04 03 2009

( Agence France-Presse - Los Angeles ) - Le pilote d'un chasseur-bombardier qui s'était écrasé en décembre sur une maison de San Diego (Californie, ouest), faisant quatre morts dont deux bébés, avait apparemment choisi de survoler une zone habitée plutôt que la mer, selon des enregistrements dévoilés mardi.

L'avion de type F/A-18 Hornet s'était écrasé le 8 décembre sur un quartier d'habitation à proximité de la base militaire de Miramar, dans le nord de San Diego, où le pilote voulait se poser après des problèmes de moteur.

Selon l'enregistrement de sa conversation avec un contrôleur aérien, le lieutenant des Marines, qui arrivait du large, a choisi cette base plutôt que celle située sur l'île de Coronado, dans le sud-ouest de l'agglomération de San Diego. Cette destination lui aurait évité d'avoir à survoler autant de maisons.

«Je vais essayer de le ramener (l'avion) jusqu'à Miramar», dit le pilote, selon l'enregistrement.

Le pilote s'est éjecté après que son deuxième moteur est tombé en panne, selon sa hiérarchie. L'appareil s'est écrasé sur une maison, tuant une femme de 60 ans, sa fille de 36 ans et ses deux petites-filles, âgées respectivement de 15 mois et sept semaines.




Un adolescent américain inculpé du meurtre de son frère

04 03 2009

( Associated Press - Cassatt, Caroline du Sud ) - Un adolescent américain de 13 ans a été mis en examen mardi pour le meurtre de son frère de 10 ans.

D'après David Thomley, du bureau du shérif du comté de Kershaw, l'adolescent a tiré une balle dans la tête de son petit frère lundi. Les deux garçons venaient de se disputer sur l'endroit où s'asseoir pour regarder un film.

Ils étaient seuls à la maison avec deux autres enfants, âgés de huit et 15 ans, car les écoles étaient fermées à cause de la neige.

Le père des quatre enfants a été inculpé de négligence pour avoir laissé un fusil chargé contre le mur d'une chambre.




Le suicide assisté légalisé dans un deuxième État américain

04 03 2009

( Agence France-Presse - Los Angeles ) - L'État de Washington va devenir jeudi le deuxième des États-Unis dans lequel le suicide assisté va devenir possible, avec l'entrée en vigueur d'une loi sur la «mort dans la dignité».

Approuvée par référendum en novembre dernier, cette loi permet à des médecins de rédiger des ordonnances de doses mortelles de médicaments pour des patients ayant moins de six mois à vivre.

Un seul autre État, l'Oregon voisin, autorisait jusqu'ici une telle procédure. Un tribunal d'un autre Etat du nord-ouest des États-Unis, le Montana, a récemment jugé que des patients en phase terminale de leur maladie avaient le droit de se suicider avec l'aide de praticiens.

Les partisans de la législation de l'Etat de Washington, rendue possible par un arrêt de la Cour suprême en 2006, préfèrent parler d'«aide à mourir», plutôt que de suicide assisté ou d'euthanasie.

«L'aide à mourir n'est ni l'euthanasie, ni le suicide», explique Terry Barnett, président d'un groupe de défense de cette procédure pour l'Etat de Washington, «Compassion and Choices».

«Il ne s'agit pas d'euthanasie parce que l'euthanasie veut dire qu'un médecin met fin à la vie d'un patient. Il ne s'agit pas d'un suicide parce que les gens qui choisissent l'aide à mourir ne veulent pas que leur vie cesse», dit-il.

«Ils ne veulent pas mourir, ils choisissent de mettre fin à des souffrances que l'on ne peut pas soulager (...) pires que la mort», fait-il valoir.

Les défenseurs de cette loi indiquent que de nombreux garde-fous ont été mis en place pour éviter des abus.

Les patients doivent être majeurs et résider en permanence dans l'Etat. Ils doivent faire la demande par oral à deux reprises, puis par écrit, avec deux témoins sans relation familiale ou amicale avec eux. Deux expertises médicales sont également nécessaires.




Récession au Canada
Nouvelle baisse du taux directeur

04 03 2009

La Banque du Canada vient tout juste de porter son taux directeur à un creux historique de 0,5 % en l'abaissant d'un demi-point.

Cependant, de l'aveu même des économistes de la banque centrale, cette énième baisse consécutive qui amène son taux directeur à un niveau jamais vu au pays ne devrait pas suffire à elle seule à relancer l'économie canadienne.

En rapprochant dangereusement ses taux du point neutre, la Banque du Canada devra donc se tourner désormais vers des mesures non traditionnelles pour donner un coup de fouet à une économie en panne.

« Le taux de la banque baisse, mais qui s'en soucie? Il faut que le coût des fonds des banques soit plus près de celui de la Banque du Canada. Le plus important, ce n'est donc pas la baisse de taux à proprement parler, mais la fluidité des lignes de conduite entre les banques », expliquait d'ailleurs à ce propos, plus tôt cette semaine, un haut responsable de la Banque Laurentienne.

Moins d'une heure après l'annonce de la Banque du Canada, au moins quatre des plus grandes banques du pays annonçaient qu'elles allaient refiler aux consommateurs la baisse du taux directeur en réduisant leurs taux préférentiels.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, travaille actuellement sur plusieurs mesures inédites pour stimuler l'économie, dont l'octroi de crédit pour assurer un « assouplissement quantitatif ».

Ces mesures devraient être décrites dans un rapport sur la politique monétaire à paraître en avril prochain.

Le gouverneur Carney a aussi précisé, mardi, qu'il n'envisageait désormais plus une reprise économique au Canada pour l'été, comme il l'avait soutenu voilà seulement quelques semaines, s'attirant alors les critiques de plusieurs experts qui déploraient l'excès d'optimisme du grand argentier du pays.

Lundi, Statistique Canada a annoncé que le produit intérieur brut du pays s'est affaissé plus solidement que prévu, reculant de 3,4 % lors du premier trimestre 2009.

Depuis le début de la crise, la Banque du Canada a réduit son taux directeur de 4 points de pourcentage.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne et La Presse )




Moody's accole des «perspectives négatives» à Desjardins

04 03 2009

( Sylvain Larocque - La Presse Canadienne - Montréal ) - L'agence de notation Moody's a confirmé mardi les cotes de crédit de la Caisse centrale Desjardins, mais y a accolé des «perspectives négatives», s'inquiétant des pratiques de gestion des risques de l'institution québécoise.

Lundi, le Mouvement Desjardins a déclaré un déficit record de 476 millions $ pour le trimestre terminé le 31 décembre et de maigres excédents de 78 millions $ pour l'ensemble de l'exercice 2008.

Dans une note publiée mardi, l'agence new-yorkaise a souligné qu'il s'agissait-là de «pertes significatives et inattendues». Elle rappelle que des investissements dans des fonds de couverture (hedge funds) et dans du papier commercial adossé à des actifs (PCAA) sont en grande partie responsables des mauvais résultats.

Les pertes directement liées aux fonds spéculatifs et au PCAA ont totalisé 591 millions $ au quatrième trimestre et plus d'un milliard de dollars en 2008, «ce qui fait ressortir les risques associés aux produits financiers nouveaux et/ou complexes», a noté Moody's.

L'analyste Peter Routledge, du bureau torontois de l'agence, a estimé que les pertes de Desjardins «mettaient en évidence des faiblesses dans la surveillance des risques» propres aux produits financiers complexes.

Moody's a tout de même confirmé les cotes de Desjardins en raison de son «excellente capitalisation», de sa «bonne rentabilité» (en excluant l'impact du PCAA et des fonds spéculatifs), de ses actifs de qualité, de même que de sa présence «exceptionnelle» dans le marché québécois.

De plus, selon Moody's, l'exposition de Desjardins au PCAA et aux fonds spéculatifs est «gérable» vu les excédents et la base de capital du groupe coopératif.

D'après l'agence, Québec et Ottawa fourniraient un «appui implicite» à Desjardins dans l'éventualité d'un problème de solvabilité, ce qui est pris en compte dans l'établissement des cotes de crédit.

Moody's pourrait décoter Desjardins si le PCAA ou les fonds spéculatifs conduisaient à de «nouvelles pertes significatives», ou encore si la situation financière du Mouvement se détériorait à d'autres égards. L'agence a précisé mardi qu'elle n'entrevoyait pas une amélioration des cotes de Desjardins au cours des deux prochaines années.

Chez Moody's, Desjardins jouit de la cote Aa1 (la deuxième meilleure possible) pour les dépôts à long terme, de la cote P-1 (la meilleure) pour les obligations à court terme et de la cote C+ (une cote moyenne) à titre d'institution financière.

Un porte-parole de Desjardins, André Chapleau, a insisté sur le fait que Moody's a maintenu les cotes de crédit de l'institution. Selon lui, les mesures que la direction a prises au cours de la dernière année sont de nature à rassurer l'agence au plan de la gestion des risques.

M. Chapleau a indiqué que Desjardins détenait actuellement des positions d'environ 800 millions $ dans des fonds spéculatifs, dont 380 millions $ sont «à risque». En 2007, le total dépassait 6 milliards $.




Espèces menacées: Obama rétablit des protections supprimées par Bush

04 03 2009

( Laurent Lozano - Agence France-Presse - Washington ) - Le président américain Barack Obama a annoncé mardi avoir rétabli des dispositions protégeant les espèces menacées et supprimées par son prédécesseur George W. Bush dans les dernières semaines de sa présidence.

Le 16 décembre 2008, le gouvernement Bush était revenu sur des règlements observés de longue date et imposant que des services spécialisés au sein de l'administration soient consultés sur des projets gouvernementaux susceptibles d'affecter des espèces menacées.

Dans certains cas, l'approbation écrite de ces services chargés de veiller au respect de la loi sur les espèces menacées était même nécessaire.

Le gouvernement Bush avait étendu les circonstances dans lesquelles une agence gouvernementale pouvait se passer de l'avis de ces services.

Cette réglementation avait suscité des protestations de cadeau de dernière heure fait à l'industrie.

Dans un document officiel signé mardi, M. Obama demande à son gouvernement de réexaminer la réglementation du 16 décembre et, en attendant que ce réexamen soit terminé, de revenir à la procédure ancienne.

Sierra Club, grande organisation de défense de l'environnement, a salué la nouvelle.

La réglementation de décembre 2008 «représentait tout le mépris pour la science et la primauté du politique sur la connaissance qui caractérisaient l'adminstration Bush dans ses efforts pour démanteler des lois essentielles sur l'environnement», a dit Carl Pope, un de ses responsables.

Elle aurait permis à des agences ignorantes de la faune et de la flore de «prendre des décisions dont pouvait dépendre la vie ou la mort d'animaux comme l'ours polaire», a-t-il dit dans un communiqué.

«Notre faune et notre flore sont désormais en de bien meilleures mains. Le président Obama a fait revenir la science dans le processus de décision», a-t-il ajouté.

Dans une déclaration faite au secrétariat chargé du Territoire, qui joue les premiers rôles dans la protection de l'environnement, M. Obama a assuré que désormais «on respectera le travail accompli par les scientifiques et les experts travaillant dans (son) administration».

Il a refusé le «choix erroné» entre la préservation et l'exploitation de la ressource: «Grâce à des politiques intelligentes et durables, nous pouvons concilier croissance économique aujourd'hui et préservation de notre environnement pour nous-mêmes, nos enfants et nos petits-enfants», a-t-il dit.

Il s'adressait à un ministère au coeur des tensions entre intérêts économiques et environnementaux, a fortiori en période de crise, puisqu'il gère environ un cinquième de la surface des Etats-Unis, un territoire qui produit 30% de l'énergie du pays.

M. Obama se livrait à une nouvelle défense du plan qu'il a fait adopter en février pour tenter de relancer l'économie américaine. Celui-ci, ainsi que le premier budget de M. Obama, font la part belle aux énergies alternatives.

Sur ses 787 milliards de dollars, trois sont destinés au secrétariat au Territoire pour la préservation de richesses naturelles comme le Parc national de Yellowstone, le rafraîchissement de la Statue de la liberté ou la reconstruction d'écoles dans les réserves indiennes.




Afghanistan: la France restera «aussi longtemps que nécessaire»

04 03 2009

( Malorie Beauchemin - La Presse ) - (Ottawa) - Alors que le premier ministre Stephen Harper estime que l'insurrection talibane en Afghanistan ne pourra jamais être vaincue, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, concède que la «victoire» sur le terrain ne «sera pas que militaire».

Ne trouvant rien à redire de la déclaration controversée du premier ministre canadien à CNN, le ministre français croit que la solution en Afghanistan passe davantage par la formation des forces de sécurité nationale.

«On dira victoire lorsque les Afghans eux-mêmes pourront assurer leur sécurité et leur stabilité», a dit M. Morin, en entrevue à La Presse, mardi soir.

«Nous n'avons pas d'autre choix que de réussir», a-t-il ajouté, de passage à Ottawa pour rencontrer son homologue canadien, Peter MacKay.

Malgré le retrait du Canada des missions de combat en 2011, le ministre Morin a réitéré que la France n'avait pas l'intention d'envoyer des renforts supplémentaires en Afghanistan, mais que les troupes resteraient sur place «aussi longtemps que nécessaire».

«Nous resterons aussi longtemps que la situation ne se sera pas améliorée et que l'Afghanistan ne sera pas en mesure d'assurer par lui-même sa sécurité et sa souveraineté», a-t-il souligné.

Le président français Nicolas Sarkozy a d'ailleurs nommé mardi un représentant spécial pour l'Afghanistan et le Pakistan, le député Pierre Lellouche. Il aura le mandat de revoir la stratégie française, en coopération avec les autres pays de l'OTAN impliqués.

Selon le ministre de la Défense, le travail conjoint des différents représentants spéciaux des pays impliqués permettra «de mieux coordonner les efforts des alliés en Afghanistan».

La France compte 2800 militaires en territoire afghan, - 3400 pour l'ensemble des opérations de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) de l'OTAN dans la région (incluant au Tadjikistan, au Kirghizistan et dans l'océan Indien).

Les troupes sont principalement déployées dans la région de Kaboul, sous commandement français depuis août 2008. D'autres travaillent à former les forces de sécurité afghanes, ou encore font partie du groupe tactique interarmes chargé de freiner les infiltrations de rebelles provenant du Pakistan. Depuis 2001, 26 soldats français sont morts en Afghanistan.




Sables bitumineux: les Canadiens approuvent mais pas les Québécois

04 03 2009

( Dean Bennett - La Presse Canadienne - Edmonton ) - La plupart des Canadiens - à l'exception des Québécois - tolèrent l'exploitation aussi polluante que lucrative des sables bitumineux de l'Alberta, révèle un récent sondage.

Selon ce sondage La Presse Canadienne-Harris-Décima, 57% des Canadiens - mais seulement 39% des Québécois - estiment que l'exploitation des sables bitumineux comporte plus d'avantages que d'inconvénients. En revanche, 35 pour cent des Canadiens, et 49 pour cent des Québécois, croient au contraire que les inconvénients engendrés par cette industrie l'emportent sur ses bienfaits.

Sans surprise, c'est en Alberta que l'appui à l'industrie est le plus élevé, avec 70% des personnes interrogées. A l'exception du Québec, toutes les provinces affichent une majorité d'appuis.

«Les Québécois ont toujours manifesté une conscience environnementale plus aiguë que (les Canadiens) d'autres parties du pays», a commenté Jeff Walker, vice-président chez Harris-Décima.

Ce sondage montre que pour beaucoup de Canadiens, les bénéfices des sables bitumineux dépassent les frontières de l'Alberta. «Les gens accordent clairement plus de poids à l'aspect économique de l'équation», a dit M. Walker.

Huit pour cent des personnes questionnées n'avaient pas d'opinion, ce qui est relativement faible, selon M. Walker.

Le sondage téléphonique a été effectué auprès de 1000 Canadiens entre le 26 février et le 1er mars; la marge d'erreur est de 3,1 points, 19 fois sur 20.

L'industrie des sables bitumineux suscite la controverse: elle fournit des milliards de dollars en retombées directes et indirectes pour les Canadiens, mais pollue le sol et les nappes d'eau, tout en produisant d'importantes quantités de gaz à effet de serre.

En février, le magazine à grand tirage National Geographic a publié un reportage dévastateur sur les problèmes environnementaux et de santé associés aux sables bitumineux.




Jugée illégale, une école reçoit quand même des enfants

04 03 2009

( Marie Allard - La Presse ) - Les 150 enfants du groupe religieux La Mission de l'Esprit-Saint, de Joliette, ne vont pas à l'école comme tout le monde. En 2007, la Cour supérieure du Québec a fait fermer l'école illégale qu'ils fréquentaient, l'Institut Laflèche. Depuis, la plupart sont éduqués par leurs parents ou se regroupent clandestinement dans des maisons privées. Certains continuent même d'aller à l'Institut Laflèche pour des activités dites «parascolaires», a constaté La Presse. Les membres de la Mission croient que la Terre n'est pas ronde et que le soleil est le reflet du feu de l'enfer.

L'Institut Laflèche, une école illégale appartenant au groupe religieux La Mission de l'Esprit-Saint de Saint-Paul-de-Joliette, a été fermée par une ordonnance de la Cour supérieure du Québec en juin 2007. Elle semble toutefois toujours fréquentée, a constaté La Presse en se rendant au bâtiment qui abrite l'Institut Laflèche.

Trois fillettes, vêtues d'uniformes sur lesquels était brodée l'inscription «Institut Laflèche», nous ont répondu. Nous y avons vu plusieurs autres enfants, soit devant l'école, soit à l'intérieur, en attendant qu'un adulte vienne nous parler. Questionnée sur la présence de jeunes alors que l'Institut doit être fermé, une dame aux cheveux blancs a sèchement répondu: «C'est le cours de chant», avant de nous ordonner de partir. «C'est privé, ici», a-t-elle dit. Il était 9h50 en matinée, un jour d'école.

La Presse a également téléphoné à la Mission, hier. Leur porte-parole a refusé de nous parler.

Les membres de la Mission de l'Esprit-Saint de Joliette vénèrent leur fondateur, Eugène Richer dit La Flèche, qu'ils considèrent comme étant l'Esprit-Saint. Ce policier montréalais mort en 1925 est, selon eux, la troisième personne de la Sainte-Trinité, avec Jéhovah et Jésus-Christ. Ses fidèles croient que la Terre est en forme de poire, que le Soleil n'existe pas (ce serait le reflet du feu de l'enfer). Ils sont encouragés à se marier jeune, à faire beaucoup d'enfants et à avoir «horreur du monde» extérieur. Leur devise, inscrite sur une grande pancarte à l'entrée de leur terrain, est «La régénération de l'humanité par l'eugénisme».

Leur école illégale, qui a fonctionné pendant une trentaine d'années, accueillait 150 élèves au moment de sa fermeture (d'abord par injonction interlocutoire, en 2004). Depuis, la plupart de ces enfants n'ont pas été inscrits dans des écoles régulières. Ils sont éduqués par leurs parents ou se regroupent dans des maisons privées.

Aucune visite du ministère de l'Éducation cette année

Le 4 juin 2007, la Cour supérieure du Québec a été claire. Elle a émis une «ordonnance d'injonction finale et permanente» enjoignant l'Institut Laflèche et ses employés (rémunérés ou bénévoles) de s'abstenir de dispenser des services éducatifs à l'Institut ou ailleurs. Des activités parascolaires (culturelles, sportives, musicales et religieuses) peuvent toutefois se dérouler à l'Institut.

C'est au ministère de l'Éducation que revient la tâche de vérifier l'application de la décision de la Cour. Dès le 26 septembre 2007, le Ministère s'est rendu sur place et y a vu «une quarantaine d'enfants qui entraient et sortaient de l'édifice, certains avec un étui de musique», indique un document obtenu par La Presse grâce à la Loi d'accès à l'information. Quatre autres visites du Ministère ont suivi. Une seule a permis de voir des jeunes (cinq). La dernière a eu lieu le 10 juin 2008 ; rien n'a été fait cette année.

Malgré la présence d'enfants, le Ministère n'a pas sévi. «Nos observations nous ont permis de constater qu'il n'y avait plus de services éducatifs qui étaient dispensés, a dit lundi Stéphanie Tremblay, porte-parole du Ministère. Par contre, ce qu'on m'indiquait, c'est qu'il est possible qu'il y ait des activités parascolaires.» En matinée, la semaine, il est permis de faire du parascolaire.

Les examens annuels ne sont plus obligatoires

Le gros hic, c'est que même si l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans au Québec, la Loi sur l'instruction publique permet d'obtenir une dispense pour éduquer un enfant à la maison. Il faut toutefois que le jeune reçoive un enseignement équivalent à ce qui est dispensé à l'école, «d'après une évaluation faite par la commission scolaire», précise la loi.

En 2006, les résultats des 200 élèves éduqués à la maison évalués par la commission scolaire des Samares (CSDS) étaient désastreux, selon Radio-Canada. En maths, leur taux de réussite était de 59% au primaire, mais chutait à 27% au secondaire. En lecture, il était de 61% au primaire, mais de 48% en français au secondaire. On estimait alors que les trois quarts de ces élèves étaient membres de la Mission.

Fait troublant, La Presse a appris que la commission scolaire n'oblige plus les enfants scolarisés à la maison à passer des examens. «Ce n'est plus les mêmes exigences, a dit Marie-Élène Laperrière, porte-parole de la CSDS. Ils ont la possibilité de faire les examens ou de faire évaluer le portfolio. Il y a deux possibilités.» Le portfolio est un dossier illustrant la progression de l'enfant, avec des exemples de tests, de dictées et de «situations d'apprentissage». Cette année, 230 élèves scolarisés à domicile sont inscrits à la CSDS.




La retraite pour l'animateur nocturne Jacques Fabi

04 03 2009

( Marcel Charland - Blogue-Média ) - Après une carrière de 34 ans à l'emploi de la station CKAC à Montréal puis de Corus, l'animateur Jacques Fabi a confirmé cette nuit qu'il avait accepté de quitter son emploi d'ici la fin du mois de mars.

«J'ai accepté une généreuse indemnité de départ de Corus et je veux mettre fin aux rumeurs qui circulent depuis un certain temps en confirmant que je prendrai bientôt ma retraite comme animateur radiphonique de nuit», a fait savoir M. Fabi au début de son émission ce mercredi.

L'animateur, qui est âgé de 55 ans, a ajouté qu'il n'avait aucun projet pour le moment et qu'à son âge, il serait bien étonné de recevoir des offres dans le milieu radiophonique.

Jacques Fabi pourrait certainement figurer dans le livre des records Guinness pour sa longévité comme animateur nocturne à l'emploi de la même station de radio pendant 34 ans sans interruption.

M. Fabi se dit nostalgique à l'idée de quitter son micro et ses nombreux auditeurs qui participaient depuis tant d'années à la tribune téléphonique entre minuit et 3h00 mais il précise qu'il profitera amplement du prochain été en tant que ''retraité'' et qu'il commencera sa nouvelle vie en célébrant son anniversaire le 29 mars sous le chaud soleil mexicain.

Corus a décidé de mettre en ondes une nouvelle émission nocturne qui sera animée par celui qui remplace M. Fabi les fins de semaine, M. Pelletier.

Vous me manquerez M. Fabi car depuis un bon moment vous m'accompagné la nuit lorsque je travaille - comme je le fais actuellement - à saisir les nouvelles que je mets en ligne sur mon blogue informatif.

Bonne et douce retraite Jacques Fabi.




Le chanteur Dumas présentera cinq concerts-événements à Montréal et à Québec

04 03 2009

( La Presse Canadienne ) - MONTREAL - Le chanteur québécois Dumas présentera cinq concerts-événements à Montréal et Québec après un long séjour en studio à produire deux albums.

Le chanteur,10 musiciens et choristes seront à la salle Louis-Fréchette pour trois soirs, du 4 au 6 mars à Québec. Le public est invité à assister aux spectacles debout sur scène.

Avant de retourner à une retraite volontaire, Dumas se rendra au Métropolis à Montréal pour deux spectacles, le 7 et le 8 mars.

Il s'agit de prestations uniques, quelques semaines après la sortie de son plus récent album "Rouge" qui a été précédé du long jeu "Nord", sorti pour sa part le 2 décembre dernier.

Les 2 albums sont des éditions limitées à 10 000 exemplaires chacun.




La partition du film ''Psycho'' de Hitchcock mise aux enchères

04 03 2009

( La Presse Canadienne ) - LONDRES - La partition angoissante du film "Psycho" d'Alfred Hitchcock, notamment la musique de la scène de la douche, est en vente, a indiqué mardi la maison de ventes aux enchères britannique Bonhams.

Le manuscrit de 20 pages fait partie de la collection des oeuvres de son auteur, Bernard Hermann, vendue au plus offrants le 24 mars par sa troisième femme, Norma.

La partition a été écrite pour moitié à la main à l'encre noire, et porte les notes grinçantes de violons, jouées pendant que le tueur poignarde l'actrice Janet Leigh derrière un rideau de douche à l'hôtel Bates.

Le film d'épouvante de 1960 a été un grand succès en termes d'entrées, il a été nommé aux Oscars, et il a révolutionné le genre. Mais le son des cordes dans la scène fameuse du meurtre est pour beaucoup dans cette célébrité. "Ce sont juste des cordes qui font quelque chose que tout violoniste fait à longueur de journée quand il répète" a résumé l'auteur dans "Alfred Hitchcock et la fabrication de 'Psycho'". La partition pourrait atteindre 40.000 livres (44.894 euros) selon les estimations de Bonhams.




Fonds d'urgence : Pas de chèque en blanc

04 03 2009

( La Presse Canadienne ) - Pendant que le premier ministre Stephen Harper continue de plaider l'urgence d'agir pour limiter les effets de la crise économique, l'opposition réclame plus de transparence sur la réserve spéciale de 3 milliards de dollars que les conservateurs veulent utiliser pour accélérer les dépenses.

Ce fonds doit permettre de devancer l'adoption des fonds liés aux projets de relance économique au 1er avril plutôt qu'au mois de juin, en attendant la mise en oeuvre officielle du budget.

Aux Communes, les chefs des trois partis d'opposition ont rappelé mardi au gouvernement conservateur qu'ils ne lui signeraient pas de « chèque en blanc » pour qu'il puisse dépenser sans l'autorisation de la Chambre.

Stephen Harper a parlé de projets d'infrastructure qu'il veut mettre en chantier pendant la prochaine saison de la construction, mais le gouvernement n'a fait aucune annonce précise en ce sens.

Le chef libéral Michael Ignatieff veut la garantie que le fonds d'urgence financera seulement des projets de relance économique et souhaite donc connaître les programmes qui en bénéficieront.

Le bloquiste Gille Duceppe et le néodémocrate Jack Layton demandent également un mécanisme de vérification qui empêcherait les dépenses partisanes.

M. Duceppe soutient qu'il serait facile de mettre en place des mécanismes qui serviraient à garder la trace des fonds, qui ne pourront pas, de toute façon, être dépensés avant le mois d'avril, selon M. Layton.

Le premier ministre a déjà menacé l'opposition de déclencher des élections s'il refusent d'appuyer la mesure. Le vote sur le fonds d'urgence n'est pas prévu avant la fin du mois de mars.

Négation de la théorie de Darwin

Par ailleurs, des députés conservateurs ont refusé de reconnaître la théorie de Darwin, mardi, à la Chambre des communes.

La motion présentée par le député bloquiste Pierre Paquette demandait « que cette Chambre souligne le 200e anniversaire de naissance de Charles Darwin et le 150e anniversaire de la publication de L'Origine des espèces par sélection naturelle ou des lois de transformation des êtres organisés, livre qui a initié la théorie de l'évolution, seule explication scientifiquement avérée et reconnue à l'origine de l'être humain ».

Au moment où le président de la Chambre a demandé s'il avait le consentement unanime pour adopter la motion, des députés conservateurs s'y sont opposés.




Meurtre dans un autocar : Vince Li plaide non coupable

04 03 2009

( Radio-Canada.ca ) - MANITOBA - C'est sous haute surveillance que le procès de Vince Li s'est ouvert, mardi matin, à Winnipeg. L'homme de 40 ans est accusé d'avoir décapité le jeune Tim McLean dans un autocar, l'été dernier, près de Portage La Prairie.

Dans une salle d'audience de la Cour du Banc de la Reine bondée de journalistes et de membres de la famille de la victime, l'accusé a plaidé non coupable à l'accusation de meurtre au second degré qui pèse contre lui.

Les avocats de la Couronne et de la défense se sont entendus sur un exposé des faits qui sera présenté comme preuve durant le procès. Comme il a été impossible de trouver des jurés impartiaux, c'est un juge qui doit se prononcer dans cette affaire.

La défense tente de faire valoir que Vince Li n'est pas criminellement responsable du drame en raison d'une maladie mentale. Si le juge adhère à cet argument, l'accusé pourrait être soigné dans un établissement psychiatrique plutôt que d'être emprisonné.

Le procès, qui devrait durer trois jours, se déroule à Winnipeg plutôt qu'à Portage La Prairie pour des raisons de sécurité. L'accusé aurait reçu des menaces de mort.

Des faits troublants

Selon l'exposé des faits, l'accusé s'est excusé à la police à la suite de son arrestation et il a supplié les agents de mettre fin à ses jours. L'homme de 40 ans aurait agressé sauvagement Tim McLean « sans raison apparente » et il aurait ignoré les passagers horrifiés lorsqu'il poignardait sa victime.

Juste avant le drame, Vince Li avait écrit à son ex-femme: « Je suis parti. Ne me cherche pas. » (traduction libre)

L'avocate de la Couronne, Joyce Dalman, a indiqué que l'accusé a quitté Edmonton en autobus, puis qu'il a fait un arrêt dans une communauté rurale du Manitoba où il a vendu ou brûlé la plupart de ses possessions. Puis, il a pris un autre autobus, celui dans lequel le drame s'est produit.

Après un arrêt entre Brandon et Portage La Prairie, l'homme s'est assis à l'arrière du véhicule, à côté de Tim McLean. Ce dernier écoutait de la musique avec son baladeur numérique. Vers minuit, au moment où l'autobus approchait de Portage La Prairie, Vince Li a commencé à poignarder le jeune qui a tenté en vain de fuir.

Un cas de schizophrénie

Le psychiatre Stanley Yaren, qui a suivi l'accusé, a témoigné mardi. D'après lui, Vince Li a souffert d'un important épisode psychotique lié à la schizophrénie.

Selon le directeur de la psychiatrie médicolégale pour la province, l'accusé croyait agir selon les ordres de Dieu. Il pensait que sa victime était le diable et que le jeune homme allait « l'exécuter » s'il n'agissait pas rapidement.

Après avoir tué Tim McLean, Li pensait qu'il devait profaner le corps pour éviter que le jeune ne revienne à la vie et qu'il s'attaque à lui, a raconté M. Yaren.

Le psychiatre a révélé que le suspect avait déjà été arrêté par des policiers, en 2004, alors qu'il marchait sur une autoroute ontarienne en croyant suivre le soleil après s'être départi de ses avoirs.

Li a été brièvement hospitalisé, mais il n'a pas été suivi par la suite.

Comportements étranges

Vince Li n'a pas de dossier criminel. Il a immigré de la Chine en 2001. Devenu citoyen canadien en 2005, il a quitté Winnipeg, en 2006, pour s'installer à Edmonton. L'homme détient un baccalauréat en informatique.

L'accusé a travaillé comme gardien dans une église, comme superviseur pour une chaîne de restauration rapide et il a livré des journaux. Il avait l'habitude de s'absenter de son travail pendant plusieurs jours et d'effectuer de longs trajets d'autobus.

Ces proches ont indiqué qu'il refusait d'être suivi par des médecins.